Industries extractives : L'Etat renforce le contrôle des flux financiers
Dernière mise à jours il y'a 2 semaineL’architecture de contrôle des ressources extractives au Cameroun connaît une mise à jour structurelle majeure. Dans le sillage de l’implémentation de la Norme ITIE 2023, les autorités nationales ont consolidé les mécanismes de suivi des flux financiers et physiques issus du sous-sol. Cette réforme, dont les premiers résultats analytiques sont scrutés en ce début d’année 2026, vise à harmoniser le système national de reporting avec les exigences internationales en matière de propriété effective et de divulgation des contrats.
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Le cœur du dispositif repose sur une distinction rigoureuse entre les flux monétaires et les contributions en nature. Les données consolidées révèlent que les paiements en numéraire sont dominés par l’impôt sur les sociétés (IS), qui culmine à 277,18 milliards FCFA, suivi de la Taxe Spéciale sur les Revenus (TSR) à hauteur de 57,39 milliards FCFA. Parallèlement, la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) a généré 54,30 milliards FCFA de dividendes, tandis que les droits de transit ont apporté 39,36 milliards FCFA au Trésor public. Cette segmentation permet une lecture précise de la contribution de chaque levier fiscal à l’équilibre budgétaire du pays.
L’innovation réside également dans le traitement des paiements en nature, essentiels pour l’exploitation pétrolière et minière. Ces flux proviennent principalement des parts de production de l’État dans les contrats de partage et de l’Impôt Spécial sur l’Exploitation Minière (ISML) appliqué à l’or artisanal semi-mécanisé. Pour garantir la véracité de ces déclarations, le Secrétariat Permanent de l’ITIE-Cameroun a instauré une méthodologie de collecte basée sur des formulaires certifiés, confrontant les chiffres des entités gouvernementales à ceux des opérateurs privés afin d'éliminer toute zone d'ombre.
En intégrant des données de haute qualité et en renforçant la traçabilité de l’or, le Cameroun cherche à limiter l'évasion fiscale et à rassurer les investisseurs sur la stabilité du cadre des affaires. Cette mutation du système de reporting ne se limite pas à une exigence de conformité ; elle devient un instrument de pilotage capable de maximiser la part de l'État dans l'exploitation des richesses naturelles, tout en offrant aux citoyens une visibilité inédite sur la destination des revenus extractifs.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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