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Économie mondiale : La dette publique atteint un niveau record

Dernière mise à jours il y'a 2 semaine

L’économie planétaire entre dans une zone de turbulences budgétaires sans précédent en ce début d'année 2026. Selon les données consolidées de l’Institute of International Finance, la dette mondiale totale englobant les engagements des États, des ménages et des entreprises a atteint le niveau record de 346 000 milliards de dollars au terme du troisième trimestre 2025. Ce volume financier représente désormais plus de 310 % du produit intérieur brut (PIB) mondial, soulignant une dépendance structurelle au crédit pour soutenir une croissance de plus en plus atone.

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La trajectoire de la dette publique, en particulier, suscite les plus vives préoccupations des institutions multilatérales. Les rapports récents du Fonds Monétaire International (FMI) et de la CNUCED indiquent que les engagements souverains mondiaux ont franchi la barre des 102 000 milliards de dollars dès la fin de l'année 2024. Pour l’exercice 2025, les projections actualisées montrent une accélération continue, portant le ratio de la dette publique seule entre 105 % et 108 % du PIB global. Cette dérive est largement alimentée par les deux premières puissances économiques, les États-Unis et la Chine, qui captent une part prépondérante de l'endettement nouveau.

L'analyse des chiffres fournis par l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) révèle des disparités marquées entre les blocs géographiques. Si les économies avancées affichent des ratios nominaux alarmants à l'instar de la Grèce (153 %) ou de la France (102 %) , ce sont les pays en développement qui subissent la pression la plus forte. Pour ces nations, le coût du service de la dette devient prohibitif, limitant drastiquement les capacités d'investissement dans les infrastructures et les services sociaux. La persistance de taux d'intérêt élevés sur les marchés internationaux exacerbe ce risque de fragmentation financière.

Les experts de l'IIF avertissent que le maintien de tels niveaux d'exposition rend l'économie mondiale vulnérable au moindre choc exogène. La réussite des réformes budgétaires engagées dans les grandes économies sera déterminante pour stabiliser les ratios sans étouffer la reprise. Dans ce contexte, la transparence des données et la restructuration des créances des pays les plus fragiles demeurent les conditions sine qua non pour prévenir une crise systémique globale.


BCN

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