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Industrialisation : L’État soutient la production locale de bitume

Dernière mise à jours il y'a 2 mois

Pour la première fois, le dispositif budgétaire annuel est mobilisé pour offrir une franchise douanière quasi-totale à une filière industrielle clé. Le texte adopté stipule une exonération complète des droits et taxes à l'importation pour l'ensemble des équipements techniques et machines destinés à la construction d'usines de bitume de pétrole.

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Parallèlement, la mesure instaure un régime préférentiel pour les matières premières : les intrants importés nécessaires à la fabrication du bitume bénéficient d'une exonération de la TVA et sont assujettis à un droit de douane réduit à 5 %.


 Cette double action supprime une part significative du coût initial d'investissement et d'opération, impuisant l'installation de la base industrielle. Ces avantages fiscaux sont taillés sur mesure pour le projet phare porté par All Bitumen PLC dans la zone industrialo-portuaire de Kribi. Ce projet représente un investissement total estimé à 161 milliards de FCFA et vise une capacité de production annuelle de 250 000 tonnes de bitume.

elle sera adossée à une mini-raffinerie d'une capacité de 10 000 barils par jour, garantissant l'approvisionnement en brut nécessaire à la transformation. Le financement est sécurisé par la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), qui agit en tant qu'arrangeur principal et qui a déjà débloqué des fonds pour les études de maturation. les travaux de préparation sur le site de 60 hectares ont débuté en mars 2025, et la phase de construction des installations est prévue pour 2026. L'État camerounais témoigne de son adhésion en s'engageant à prendre une participation en capital oscillant entre 5 et 15 % dans le tour de table de la société.


L'enjeu de cette production locale dépasse largement le cadre industriel : il est au centre du Plan Routier National. L'ambition est de porter le réseau de routes revêtues à 11 300 kilomètres d'ici 2027. Cette expansion a longtemps été freinée par le coût prohibitif du bitumage. Le Cameroun affiche un coût moyen du kilomètre de route bien supérieur aux standards africains (environ 205 millions de FCFA le kilomètre, contre une moyenne continentale de 100 millions FCFA).


 L'établissement d'une source d'approvisionnement interne, plus stable et moins coûteuse que les importations, est projeté par les experts du BTP pour entraîner une réduction potentielle des coûts des infrastructures routières de l'ordre de 30 %.


Cette baisse de prix, combinée à la création de 300 à 400 emplois directs et de quelque 1 500 emplois indirects, confirme que le soutien fiscal au projet de Kribi est un vecteur essentiel de l'amélioration de la gouvernance économique et de la réalisation des objectifs de développement du pays.

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bernardo carlos ndjomo
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