Hydrocarbures : L'État accuse un déficit d'un milliard de FCFA
Dernière mise à jours il y'a 1 moisLes fonds collectés par le secteur extractif ont enregistré repli de 7,5 % en 2023, s'établissant à 1 035,85 milliards FCFA. Cette donnée chiffrée, émanant du rapport 2023 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), met en lumière la dépendance persistante du Trésor public aux hydrocarbures et les défis qui en découlent pour la diversification budgétaire.
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La quasi-totalité des recettes extractives, soit 95,3 % (987,45 milliards FCFA), provient du secteur des hydrocarbures, confirmant sa position dominante. Seule une fraction marginale (0,13 %) est imputable aux mines et carrières industrielles. La principale cause de ce ralentissement général réside dans le déclin structurel de la production pétrolière nationale. La Direction générale des Douanes pointe le vieillissement des gisements et des contraintes opérationnelles comme facteurs d'une trajectoire baissière qui se prolonge depuis 2017. Le volume d'hydrocarbures liquides produit s'est ainsi contracté de 4,29 %, chutant à 23,88 millions de barils en 2023. Le recul a été particulièrement marqué du côté des recettes non fiscales, qui ont dégringolé de 17,55 %, pour s'établir à 679,9 milliards FCFA.
Paradoxalement, la performance fiscale a marqué un contraste. Les recettes fiscales ont affiché une croissance robuste de 20,68 %, atteignant 356 milliards FCFA. Cette embellie est principalement due à une hausse spectaculaire de 33,5 % de l’impôt sur les sociétés pétrolières, suggérant une meilleure performance en matière de recouvrement ou une rentabilité supérieure des compagnies.
Sur le plan des volumes, si le pétrole liquide fléchit, la production de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) a progressé de 3,67 % (85,26 milliards SCF). Dans le secteur minier, l'or a également connu une hausse de production de 11 % (952,77 kg), bien que l'effondrement de la production de diamant (-55 %, 3 306 carats) nuance le tableau. Cette baisse des revenus a eu des répercussions immédiates sur les indicateurs macroéconomiques camerounais, soulignant l'urgence de la diversification. L'apport du secteur extractif à l'économie s'est réduit considérablement : sa contribution au Produit Intérieur Brut (PIB) a chuté à 4,2 % en 2023, contre 6,3 % l'année précédente. De même, sa part dans les recettes budgétaires totales a diminué pour s'établir à 22 %, contre 25,5 % en 2022. Enfin, la Contribution aux Exportations a également reculé, passant de 41 % à 32 %.
Malgré cette conjoncture difficile, le rapport ITIE mentionne quelques indicateurs positifs : les investissements ont connu une légère progression (6,4 %), et l'emploi sectoriel a modestement augmenté de 0,62 %, ce qui tempère légèrement l'essoufflement global et témoigne des efforts pour développer les nouvelles capacités gazières et minières.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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