Hydrocarbures : Baisse de 31 % de la production de Glencore à fin septembre 2025
Dernière mise à jours il y'a 2 moisLe secteur des hydrocarbures au Cameroun enregistre une nouvelle contre-performance. À la fin du troisième trimestre 2025, les volumes de pétrole brut extraits par le négociant anglo-suisse Glencore ont accusé un recul marqué de 31 %. Sur les neuf premiers mois de l'année, la production de l'opérateur s'est établie à seulement 122 000 barils, contre 176 000 barils pour la même période en 2024.
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Cette diminution significative confirme le tassement continu des capacités d'extraction de Glencore dans le pays. Ces volumes proviennent des gisements exploités par son partenaire technique et opérationnel, Perenco, un schéma qui remonte à la cession de droits en 2018 sur des blocs comme celui de Bolongo.
La performance de Glencore n'est pas un cas isolé, mais s'inscrit dans un fléchissement global de la production nationale d'hydrocarbures. Ce phénomène est principalement dû au vieillissement des réserves, à l'épuisement naturel des puits et aux freins qui pèsent sur les dépenses d'investissement en amont. Bien que la participation pétrolière de Glencore au Cameroun demeure limitée par rapport à son portefeuille mondial (centré sur le négoce et les métaux), cet affaissement pèse sur l'offre domestique.
Face à cette réalité, les autorités camerounaises ont récemment été contraintes de réviser leurs projections pour l’exercice en cours. Les perspectives de production de pétrole ont été ajustées de 20,71 millions de barils à 19,81 millions de barils, tandis que celles de gaz sont passées de 92 à 79,2 milliards de pieds cubes standards. De plus, le prix de référence budgétaire du baril a été ramené de 72,84 dollars à 66,94 dollars, pour refléter le ralentissement des marchés et une volatilité persistante. La combinaison de bassins matures et de contraintes de capital d'investissement met à l'épreuve l'équilibre budgétaire du Cameroun. À court terme, la solution réside dans des choix d'optimisation tactique : le pays doit arbitrer entre l'amélioration des gisements existants (workovers, récupération assistée – EOR) et le ciblage de nouveaux puits présentant une forte probabilité géologique.
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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