Guinée équatoriale : Tradex optimise ses ambitions pour 2026
Dernière mise à jours il y'a 2 moisLe leadership national dans la distribution pétrolière se mue progressivement en ambition sous-régionale pour Tradex SA. La filiale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) a dévoilé un plan d'investissement de 10 milliards de FCFA destiné à muscler ses opérations en Guinée équatoriale dès l'année 2026. Cette annonce, faite à Yaoundé en marge d'une visite de travail du vice-président équato-guinéen, confirme la volonté de Tradex de s'imposer durablement sur ce marché critique de la CEMAC.
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L'injection de capitaux est ciblée sur le renforcement des infrastructures. La feuille de route prévoit l'édification de quatre nouvelles stations-service et la création d'un dépôt de stockage additionnel. Ces aménagements sont cruciaux, car ils visent à permettre à la filiale d'augmenter significativement ses volumes d'importation et de distribution de produits raffinés pour répondre à la demande du marché local. Malgré cet engagement, la position de Tradex sur le réseau de distribution reste encore à consolider face aux acteurs historiques. En ajoutant quatre points de vente, l'opérateur camerounais atteindra quinze stations-service, un chiffre qui le maintient derrière le leader TotalEnergies (35 stations) et le distributeur public GePetrol (30 stations). Toutefois, la stratégie de Tradex dépasse le seul maillage routier.
L'entreprise se concentre sur des niches lucratives à forte valeur ajoutée, notamment le soutage maritime opéré depuis son installation à Luba Port, et l'approvisionnement direct de trente clients industriels. Cette diversification lui a permis de réaliser en 2024 un chiffre d'affaires de 59 milliards de FCFA, en progression de 8 milliards de FCFA, et un bénéfice net de 3,4 milliards de FCFA.
Cet investissement en Guinée équatoriale s'inscrit dans la continuité d'une expansion géographique. Tradex est déjà implantée au Tchad, en République centrafricaine, et a récemment étendu sa présence à la République Démocratique du Congo (RDC). En capitalisant sur sa position d'entreprise d'État, le fleuron camerounais est en passe de devenir un moteur de l'intégration économique régionale, prouvant qu'un acteur domestique peut non seulement rivaliser mais aussi se développer au-delà de ses frontières, contribuant à la création de près de 1 600 emplois sur l'ensemble de ses marchés.
L'enjeu des 10 milliards de FCFA est donc double : renforcer la rentabilité de l'entreprise et ancrer la présence économique du Cameroun dans la sous-région.
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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