Fibre optique : L’Afrique a besoin de 36 milliards de dollars par an d'ici 2040
Dernière mise à jours il y'a 10 heuresLe déficit d'infrastructures sur le continent africain reste le plus marqué à l'échelle mondiale, touchant aussi bien les secteurs de l'énergie que des transports. Selon le rapport « Dynamiques du développement en Afrique 2025 », publié par l’OCDE et la Commission de l’Union africaine, le domaine des télécommunications requiert une attention urgente avec un besoin d’investissement annuel de 36 milliards de dollars dans les câbles à fibres optiques d’ici 2040.
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Ce montant colossal représente environ 23 % de l'enveloppe globale de 155 milliards de dollars jugée nécessaire pour transformer durablement l'économie du continent, tout en restant proportionnellement inférieur aux besoins identifiés pour les infrastructures routières et ferroviaires.
Cette trajectoire financière s'appuie sur une dynamique déjà bien entamée au cours de la dernière décennie. Le réseau opérationnel de fibre optique a connu une progression fulgurante, passant de 466 000 kilomètres en 2010 à 1,3 million de kilomètres en 2024, ce qui a permis de quadrupler l'accès à Internet pour la population africaine. Malgré ces avancées techniques notables, le défi de l'accessibilité financière demeure un frein majeur au développement numérique. En 2024, le coût mensuel moyen du haut débit dans 18 pays africains atteignait 56 dollars, un tarif nettement supérieur aux 46 dollars observés en Amérique latine ou aux 17 dollars enregistrés dans les pays en développement d'Asie.
Le renforcement des infrastructures numériques publiques apparaît aujourd'hui comme un complément indispensable aux réseaux de connectivité pure. En simplifiant les procédures douanières et en favorisant le commerce transfrontalier, ces outils numériques soutiennent directement l'intégration des systèmes d'énergie renouvelable et facilitent l'accès aux financements pour les petites et moyennes entreprises. Pour atteindre ces objectifs, le rapport souligne que les gouvernements africains devront impérativement mobiliser le secteur privé. Cette stratégie devient d'autant plus vitale que les marges de manœuvre budgétaires des États sont sévèrement limitées par le poids de la dette souveraine, les paiements d'intérêts dépassant désormais les montants investis dans les infrastructures pour une quinzaine de pays du continent.
Le secteur privé joue d'ailleurs déjà un rôle prédominant dans le numérique, ayant assuré 55 % des engagements totaux entre 2016 et 2020, contre des parts infimes dans les domaines de l'eau ou des transports. L'installation de câbles à fibres optiques présente l'avantage d'être le type d'infrastructure le moins coûteux par unité produite, offrant des rendements substantiels pour la transformation productive. En instaurant des cadres réglementaires plus favorables, les décideurs africains pourraient attirer davantage de capitaux privés, garantissant ainsi une connectivité plus inclusive et performante pour les générations futures.
Bernardo
Floyd Miles
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