Lutte contre la flotte fantôme : L'éradication lancée
Dernière mise à jours il y'a 9 heuresLe pavillon camerounais est au cœur d'une crise diplomatique de haute intensité. Le 6 février 2026, sous l'impulsion du Premier ministre Joseph Dion NGUTE, le gouvernement a ouvert un dossier brûlant : l'assainissement d'un registre maritime infiltré par la « flotte fantôme ». Ces navires, opérant dans l'opacité la plus totale, sont accusés par l'Union européenne (UE) de servir de relais au pétrole russe, contournant ainsi les sanctions internationales imposées depuis le début du conflit en Ukraine.
La pression a atteint son paroxysme suite à une correspondance de l’ambassadeur du Cameroun à Bruxelles, alertant sur les « inquiétudes » majeures des capitales européennes. Face au risque de sanctions économiques ou d'un bannissement des navires camerounais des ports de l'UE, Yaoundé a dû réagir dans l'urgence. L'ordre du jour des services du Premier ministre est sans équivoque : identifier et résorber les facteurs favorisant l’immatriculation de ces bâtiments de la « flotte fantôme », dont certains ont déjà été sanctionnés par le président ukrainien en décembre 2025.
Pour justifier cette dérive, le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, invoque une « cyberfraude ». Selon le gouvernement, des immatriculations frauduleuses auraient été effectuées via des applications non autorisées, déclinant ainsi toute responsabilité officielle. Toutefois, cette ligne de défense se heurte à des documents internes recensant plus de 200 navires officiellement enregistrés dans les ports de Douala, Kribi et Limbé. Plusieurs de ces bâtiments, impliqués dans la pêche illicite, le trafic de stupéfiants ou le transport de brut sous sanctions, figurent bel et bien sur les listes régulières de l'administration.
Pour dissiper les craintes de ses partenaires, le Cameroun envisage une « désimmatriculation rapide » des navires suspects et une suspension immédiate de tout nouvel enregistrement litigieux. Ce n'est pas la première fois que le pays doit faire le ménage : en 2023, un « carton rouge » de l'UE pour pêche illicite avait déjà forcé Yaoundé à engager un assainissement.
L’enjeu dépasse désormais la simple formalité administrative. Le pavillon camerounais engage la crédibilité diplomatique et le risque réputationnel du pays sur la scène mondiale. Sans une digitalisation rigoureuse et des mesures de traçabilité vérifiables, le Cameroun s’expose à un durcissement des contrôles européens, menaçant directement l’attractivité de son pavillon et augmentant les coûts d'exploitation pour les armateurs respectueux des normes internationales.
Bernardo
Floyd Miles
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