Exploitation minière : Batouri enregistre une perte de 3 247 hectares de couvert végétal en 14 ans
Dernière mise à jours il y'a 6 moisLes prévisions de l’organisation Forêts et développement rural (Foder), renseignent que si l’activité continue à ce rythme, 2% de la superficie de cette localité pourraient être détruites sur deux décennies.
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L’étude de Foder porte sur la cartographie des sites miniers et l’impact de l’exploitation minière sur le couvert végétal et la conversion des terres agricoles. Entre 2010 et 2024, la superficie des exploitations minières est passée de 82 hectares à plus de 4 639 hectares, soit une hausse de plus de 5 490%. Dans son communiqué, Foder précise que cette croissance incontrôlée a entrainé la destruction de 2 614 hectares de couvert végétal et la conversion de plus de 2 000 ha de terres agricoles en zones d’exploitation minière, menaçant directement la biodiversité, les moyens de subsistance des communautés locales et la sécurité alimentaire.
L’arrondissement de Batouri, département de la Kadey dans la région de l’Est Cameroun est le plus touché par l’exploitation minière au Cameroun, avec une superficie exploitée qui est passée de 79 hectares en 2010 contre 3 247 hectares en 2024, soit une perte de 3268 hectares en 14 ans. Selon les prévisions de l’organisation Forêts et développement rural (Foder), si l’activité continue à ce rythme, 2% de la superficie de Batouri pourraient être détruites d’ici 20 ans. Le rapport de Foder indique aussi que l’arrondissement de Kétté toujours dans la région de l’Est a également connu une forte expansion, passant de 4 hectares à 1327 hectares sur la même période.
Justin Landry Chekoua, responsable de programme à Foder, trouve des explications à cette situation conjoncturelle : « Le Cameroun a un arsenal juridique assez clair, depuis le Code minier et les différents textes d’application qui sont sortis. Le problème est au niveau de la synergie gouvernementale, notamment les ministères en charge des mines, de l’environnement entre autres. On constate qu’ils travaillent de manière isolée pourtant il faut une synergie gouvernementale. Maintenant, avec le transfert des compétences aux collectivités territoriales décentralisées, c’est un autre acteur qui entre en jeu ». Tout porte à croire que beaucoup reste à faire pour endiguer le phénomène.
Donald OMOLOBINA
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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