Emploi jeunes : Le filière agropastorale comme alternative
Dernière mise à jours il y'a 4 moisLe Collectif des promoteurs des centres privés de formation professionnelle agropastorale a formalisé ses demandes auprès du gouvernement, présentant le 24 septembre à Yaoundé un document de plaidoyer détaillé. L’objectif est de consolider les conditions de certification et d’insertion des jeunes, faisant de l’agropastoral un moteur de création d'emplois et de richesses au Cameroun.
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Ce plaidoyer est reçu favorablement par l'administration. Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel MBAROIBE, a souligné que le document arrive « à point nommé », rappelant que l’agriculture et l’élevage sont des leviers de croissance et de sécurité alimentaire, particulièrement pour l'emploi des jeunes et des femmes. L'importance de ce secteur est confirmée par les chiffres officiels. Le gouvernement indique que « le secteur agricole au sens large, avec l’élevage et la pêche, constitue 48 % des créations d’emplois, devant le tertiaire et le secondaire ». Former efficacement les jeunes est donc perçu comme une nécessité pour soutenir cette dynamique nationale.
Pour améliorer la qualité de l'offre et l'impact de la formation, le Collectif a formulé des recommandations concrètes, nécessitant l'engagement de l'État cela va du soutien budgétaire a la simplification administrative en passant par la reconnaissance et qualité. Dans les détails, les centres de formation demandent à l’État l'octroi de subventions spécifiques, avec un budget comparable à celui de l’enseignement secondaire, pour garantir la qualité de l’enseignement. Ils plaident pour un allègement des contraintes réglementaires. Ceci inclut la simplification de l’octroi des agréments, notamment par la suppression de l’obligation de renouvellement, jugée souvent contraignante. Le Collectif demande l’homologation et la certification des formations et des formateurs. Ils insistent également sur le renforcement de la reconnaissance nationale des curricula et certifications délivrés par les centres privés.
Des propositions détaillées ont été transmises aux différents ministères concernés par les étapes de la formation et de l'installation des jeunes, notamment ceux de l'Emploi et de la Formation professionnelle, de l'Agriculture, du Cadastre, de la Décentralisation, et des Petites et Moyennes entreprises. Au-delà de l'aide aux centres, le plaidoyer met l'accent sur les mesures nécessaires pour assurer la réussite des jeunes formés une fois installés. En effet, les acteurs suggèrent la mise en place d'un programme national d’insertion des jeunes. Ce programme devrait être assorti de mesures concrètes facilitant l’accès au foncier, au crédit et aux intrants agricoles. Il s'agit de garantir que l'effort de formation ne soit pas vain et que les jeunes entrepreneurs disposent des outils nécessaires pour lancer et développer leurs activités. L’élaboration de ce document a bénéficié de l’appui du Projet d’appui au développement rural III (PADER III). Ce programme, qui court de janvier 2025 à décembre 2027 dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord, est financé à hauteur de 6,5 milliards de FCFA par le gouvernement allemand, à travers la GIZ, soulignant l'intérêt des partenaires au développement pour ces filières.
BERNARDO CARLOS NDJOMO
Floyd Miles
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