Emploi Jeune : 20 % d’incitation fiscale pour les entreprises formatrices
Dernière mise à jours il y'a 1 moisLe gouvernement camerounais a introduit un ensemble de mesures novatrices dans le cadre de la Loi de Finances 2026 pour lutter contre le chômage endémique des jeunes, qui représentent une part prépondérante de la population active.
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Cette nouvelle législation, qui fait écho aux priorités présidentielles exprimées en novembre, établit un lien direct entre l'effort des entreprises en matière de formation et d'insertion professionnelle et leurs obligations fiscales. Au cœur de ce dispositif d'incitation se trouve un crédit d’impôt équivalent à 20 % des dépenses engagées pour la jeunesse.
La Loi de Finances 2026 ne se contente pas de reconduire le dispositif de 2017 qui prévoyait l'exonération des charges fiscales et patronales (hors cotisations sociales) pour l'embauche d'un jeune Camerounais de moins de 35 ans. Elle en élargit considérablement le périmètre. Désormais, outre les contrats classiques (CDI, CDD, stages pré-emploi), les « contrats d’alternance professionnelle » sont explicitement inclus. Cette extension permet aux entreprises soumises au régime du réel ou membres d’un Centre de gestion agréé (CGA) de bénéficier de ces allègements sur une période de trois ans. Cette mesure vise à sécuriser la relation employeur-jeune diplômé et à encourager l'investissement dans des parcours de formation pratiques et qualifiants.
L'introduction d'un crédit d'impôt de 20 % marque une étape importante dans l'engagement de l'État. Ce mécanisme permet une réduction directe de l'impôt de l'entreprise à hauteur d'un cinquième des dépenses qu'elle consacre à la formation, à l’encadrement ou à l’insertion des jeunes concernés. Ce crédit d'impôt fonctionne donc comme un remboursement partiel des coûts supportés par l'employeur, allégeant la charge financière liée à l'intégration et au perfectionnement des nouvelles recrues. L'arsenal législatif ne se limite pas aux entreprises. Il s'étend aux personnes physiques résidentes, grâce à la création d'un nouvel article (105 bis). Celui-ci permet aux particuliers de bénéficier d'un crédit d’impôt sur le revenu pour les dons (en numéraire ou en nature) effectués au profit de structures agréées d’encadrement des jeunes de moins de 35 ans. Le montant déductible est toutefois plafonné à 25 millions de FCFA par an. De plus, l'engagement financier du gouvernement est consolidé par la création d'un Fonds spécial de 50 milliards de FCFA. Ce fonds est dédié à l'autonomisation économique des femmes et à la promotion de l’emploi des jeunes, ajoutant une dimension budgétaire directe aux incitations fiscales. Cet ensemble de dispositions traduit une volonté politique ferme d'offrir une réponse globale et structurante au défi de l'emploi des jeunes.
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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