Education en Afrique : Les défis qui interpellent le nouveau commissaire de l’Union africaine
Dernière mise à jours il y'a 5 moisLa récente nomination de Gaspard Banyankimbona pour un mandat de quatre ans au poste de commissaire de l’Union africaine en charge de l’Éducation, de la Science, de la Technologie et de l’Innovation place au centre des débats un enjeu de taille. Son mandat débute à un moment charnière où la transformation de l’Afrique dépend en grande partie de sa capacité à relever les défis de son système éducatif.
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Le diagnostic fait de l’éducation sur le continent révèle des faiblesses profondes. Les taux de scolarisation restent insuffisants, en particulier au niveau du secondaire et du supérieur. En dépit de progrès notables, l’Afrique accuse un retard par rapport aux autres continents. La qualité de l'enseignement est aussi un défi, avec un manque d’enseignants qualifiés et un sous-financement chronique qui affecte la construction d'infrastructures adéquates. Un autre problème est l’inadéquation des programmes éducatifs avec les besoins réels du marché du travail, ce qui conduit à un taux de chômage élevé des jeunes diplômés. Pour relever ces défis, le commissaire Banyankimbona dispose d’une feuille de route ambitieuse et réaliste. Il devra assurer une cohérence entre les actions de l’Union africaine et les agendas internationaux, notamment les Objectifs de développement durable (ODD), et en particulier l’ODD 4 sur l’éducation inclusive et de qualité.
L'un des axes de son travail sera la relance de la recherche scientifique et le soutien aux jeunes chercheurs. Il devra également renforcer les partenariats avec des institutions comme l’UNESCO, la Banque africaine de développement (BAD), et l’Union européenne (UE), qui appuient déjà des programmes en cours comme le projet PanAf de recherche sur l’enseignement supérieur africain et le programme IEA (Innovating Education in Africa). L'un des défis sera de mobiliser les États membres autour d'objectifs communs, malgré la diversité des situations nationales. Banyankimbona est aussi attendu sur la digitalisation de l’éducation, un sujet clé dans le contexte post-Covid et qui offre des solutions d'accessibilité pour les zones enclavées. Le prochain sommet de l’Union africaine sur l’éducation, prévu en janvier 2026, sera un moment clé pour poser les bases de cette feuille de route.
Le lien entre éducation et prospérité est indéniable. Un système éducatif peu performant freine le développement du capital humain, qui est le principal moteur de la croissance économique. En n'offrant pas les compétences nécessaires, le système contribue à la faible productivité de la main-d'œuvre et limite la capacité de l’Afrique à attirer des investissements qui requièrent une force de travail qualifiée. Les défis éducatifs sont donc aussi des défis économiques, car sans une population éduquée, la diversification des économies est difficile.
BCN
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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