Économie nationale : L'industrie extractive enregistre des contre-performances en 2024
Dernière mise à jours il y'a 4 moisL'économie nationale en 2024 a été caractérisée par des trajectoires divergentes dans ses principaux secteurs productifs. Le secteur primaire a affiché une nette accélération, tandis que le secteur secondaire a vu sa progression modérée, principalement en raison de contre-performances dans les industries extractives.
Lire aussi : Commerce transfrontalier informel : Les recettes d’exportation portées par le Tchad et le Nigéria
Le secteur primaire a enregistré une croissance notable de 3,6 % en 2024, marquant un regain de vitalité par rapport au rythme de 2,3 % observé en 2023. Cette amélioration a permis au secteur d'accroître sa contribution à la croissance du PIB, passant de 0,4 point à 0,6 point. Ce bond est principalement dû aux performances remarquables de l'agriculture, dont la croissance a atteint 5,2 % (contre 1,4 % en 2023). L'agriculture d'exportation s'est notamment hissée au sommet avec une croissance de 9,5 %, tirée par la flambée des cours mondiaux du cacao. L'agriculture vivrière a également montré un dynamisme accru (3,2 %). L'élevage a, de son côté, maintenu une forte progression (4,8 %).
En revanche, la sylviculture et l'exploitation forestière ont connu un léger recul de 0,5 %, s'expliquant par la limitation des exportations de grumes, une mesure visant à privilégier la transformation locale. Le secteur secondaire a affiché une progression plus modérée, se limitant à 1,7 % en 2024. Bien que légèrement supérieure à l'année précédente, sa performance est restée limitée, avec une contribution modeste de 0,4 point à la croissance du PIB.
La principale source de freinage réside dans les industries extractives. La mauvaise performance de cette branche (-9,7 %) est directement liée à la baisse de la production des hydrocarbures, notamment le pétrole brut (-10,5 %) et le gaz naturel. Ces contre-performances ont exercé une pression à la baisse sur le secteur, avec une contribution négative de 0,4 point à sa croissance.
Malgré la difficulté du secteur extractif, certaines branches ont soutenu l'activité. Les industries agroalimentaires ont connu un regain d'activité de 4,2 %, alimenté par les progrès dans les filières de transformation du cacao, du café et du sucre. Les Bâtiments et Travaux Publics (BTP) ont également montré une reprise dynamique, enregistrant une croissance de 4,3 % et jouant un rôle de soutien important dans le secteur secondaire. En résumé, si la vitalité du secteur primaire est incontestable, l'économie nationale demeure confrontée au défi de la relance des industries extractives, dont le poids pèse sur la performance globale du secteur secondaire.
Bernardo
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Articles similaires
Floyd Miles
Actually, now that I try out the links on my message, above, none of them take me to the secure site. Only my shortcut on my desktop, which I created years ago.