Dette Public : L’État doit 40 milliards de FCFA de loyers
Dernière mise à jours il y'a 2 moisCe montant représente les arriérés de paiements dus par l'Administration pour l'occupation de locaux à usage de bureaux ou de logements pour ses agents.
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Ce compartiment financier concerne une diversité de créanciers, allant des bailleurs privés aux entités publiques comme la Société Immobilière du Cameroun (SIC), dont le patrimoine héberge de nombreux fonctionnaires. Le déficit s'étend même aux propriétaires des immeubles abritant les missions diplomatiques camerounaises à l'étranger.
L'importance de cette dette locative, bien que spécifique, ne peut être isolée du stock général d'arriérés du pays. Elle contribue au fardeau de la dette intérieure flottante de l'État et de ses démembrements, dont le volume total est estimé à plus de 670 milliards de FCFA. La difficulté à honorer les engagements de baux souligne la nécessité d'une gestion plus rigoureuse des crédits affectés.
Le gouvernement, conscient de ce déséquilibre, tente d'accroître les dotations dédiées. L'évolution des paiements effectués au titre des loyers et baux administratifs témoigne d'une progression, bien que lente, au regard de l'encours. En 2023, l'enveloppe réglée s'élevait à 9 milliards de FCFA et en 2025, ce montant a très légèrement augmenté pour atteindre 9,5 milliards de FCFA. Cependant, le cap pour l'année 2026 traduit une accélération de l'intention de règlement.
Le ministère des Domaines projette une allocation de 13,1 milliards de FCFA pour les loyers généraux, auxquels s'ajouteront 900 millions de FCFA spécifiquement orientés vers les arriérés de la SIC. Si cette projection de près de 14 milliards de FCFA constitue un bond dans l'effort budgétaire, elle nécessite néanmoins une programmation pluriannuelle pour résorber l'intégralité du passif de 40 milliards.
Les répercussions de ces retards de paiement vont au-delà de la simple comptabilité publique. Ils entravent le fonctionnement optimal de plusieurs services administratifs et, par ricochet, fragilisent la trésorerie des bailleurs, compromettant leur capacité d'entretien de leur patrimoine et d'investissement futur.
Face à cette problématique récurrente, la dette locative est désormais formellement intégrée aux plans d'assainissement des finances publiques. Cette démarche engage l'État dans une plus grande rigueur budgétaire en matière de gestion de son patrimoine. L'objectif est de sécuriser les flux de paiements futurs, de limiter l'effet d'éviction des autres dépenses prioritaires et, surtout, de restaurer la confiance des propriétaires et des opérateurs publics comme la SIC, essentielle pour la stabilité du marché immobilier et la pérennité de l'hébergement des services publics.
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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