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Croissance économique : Le PIB en nette progression

Dernière mise à jours il y'a 2 mois

L'économie camerounaise a affiché des signaux de progression au cours du dernier trimestre. Le Produit Intérieur Brut (PIB) réel, corrigé des variations saisonnières (CVS), a enregistré une croissance de 1,4 % par rapport au trimestre précédent. Cette dynamique est notable car elle survient malgré la contraction des activités dans le secteur primaire. Les moteurs de cette croissance se trouvent clairement dans la bonne tenue des secteurs secondaire et tertiaire, ainsi que dans la vigueur de la demande intérieure.

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Les activités primaires reculent de 2,0 % en variation trimestrielle. Cette chute est imputable principalement à l'agriculture d'exportation (chute de 9,0 %) et à la sylviculture (-2,3 %). Seules l'agriculture vivrière (+2,7 %) et les branches de l'élevage et de la pêche (+0,9 %) ont maintenu des performances acceptables. Le secteur de l'industrie maintient une dynamique de croissance soutenue, avec un taux de 2,4 %, porté par la bonne tenue de toutes ses branches d'activités, à l'exception notable de l'extraction d'hydrocarbures. Le secteur des services affiche un rythme de croissance remarquable de 2,1 %. Cette performance est tirée par les activités des services non marchands des administrations publiques (+3,1 %), le commerce et la réparation (+2,0 %), et les services d'hébergement et de restauration (+2,8 %). En glissement annuel, le PIB réel s'accroit de 3,9 %, grâce à la consolidation du secondaire (+3,1 %) et du tertiaire (+5,4 %).

Du côté de la demande, la croissance du trimestre est solidement ancrée. En effet, la consommation finale progresse de 2,9 % par rapport au trimestre précédent. La consommation publique a joué un rôle exceptionnel avec un bond de 30,7 % (après une baisse le trimestre précédent), agissant comme un stimulant majeur pour la demande globale.

L'investissement global évolue de 2,3 %. Ce chiffre masque une forte disparité : la FBCF publique est en baisse de 2,1 %, alors que la composante privée marque une croissance positive de 1,6 %. En glissement annuel, l'investissement privé affiche une croissance remarquable de 16,8 %, contrastant avec la contraction de 9,7 % de l'investissement public. Le trimestre a toutefois été caractérisé par une détérioration du solde commercial. Les exportations globales sont en forte baisse de 22,1 % par rapport au trimestre précédent, tandis que les importations affichent une importante progression de 16,7 %. Cette situation, qui se traduit par un déficit accru de la balance commerciale, souligne la dépendance de la croissance actuelle à la demande intérieure et aux importations de biens.

La progression du PIB est donc essentiellement tirée par la demande intérieure, notamment la consommation finale et l'investissement privé. Cette dynamique, si elle est maintenue, pourrait offrir une résilience face aux chocs extérieurs et aux aléas du secteur primaire.


BCN

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