Actu Eco » Politiques Publiques

Crise post-électorale au Cameroun : Impact sur les échanges commerciaux avec le Tchad

Dernière mise à jours il y'a 2 mois

La climat socio-politique post-électoral au Cameroun a entrainé des effets spéculatifs et un cycle de pénurie tant sur le plan national que sous-régional Bananes, avocats, plantains et pommes se raréfient dans les marchés à N’Djamena

Lire aussi : RCA : L’avenir économique au cœur des Bangui Financial Days

Depuis la crise post-électorale au Cameroun, pays limitrophe qui approvisionne le Tchad en fruits tels que les bananes, avocats, plantains et pommes, une pénurie inattendue de ces produits frappe les marchés et les ruelles et les étals de N’Djamena depuis quelques semaines. Cette situation affecte particulièrement les vendeuses et les fabricants de jus naturels. Les étals, surtout le long des axes routiers, sont presque vides, ne laissant que quelques citrons et goyaves.


Aux abords de l’axe allant de Chagoua à Gassi, dans le 7e arrondissement, Solange, une vendeuse de fruits, exprime son désarroi : « Avant, je vendais surtout des bananes et des avocats. Les clients venaient chaque matin, c’était rapide. Mais maintenant, il n’y a plus rien ! Même les grossistes n’en ont pas. On se rabat sur le citron et la goyave, mais les gens n’en veulent pas autant », s’indigne-t-elle.


Le même constat prévaut dans le 3e arrondissement, au marché central. Achta, une autre commerçante, déplore la dépendance aux importations. « Ici, au Tchad, nous ne cultivons pas d’avocats ni de bananes. J’ai du mal à m’en sortir avec cette pénurie. Je suis obligée de vendre des goyaves, mais j’aimerais que l’État tchadien pense à nous permettre de cultiver nos propres produits. Si on avait nos champs de bananes et d’avocats, on ne souffrirait pas ainsi », confie-t-elle.



Les fabricants de jus naturels sont eux aussi durement affectés. Ahmat, vendeur dans le 6e arrondissement, a vu son menu se réduire drastiquement.


« Autrefois, je proposais des jus de banane, de goyave et bien plus. Mais avec cette situation, je n’ai d’autre choix que de vendre uniquement du jus de goyave », informe-t-il.


Cette rareté des fruits met en lumière la forte dépendance du Tchad aux importations régionales, notamment camerounaises. Vendeuses et producteurs attendent avec impatience un retour rapide des cargaisons pour relancer leurs commerces et soulager les populations en proie non seulement à la rareté, mais également à la hausse des prix.


Bernardo, source TI

bernardo2
bernardo carlos ndjomo
33 0

Commentaire(s) du post

Nous sommes ravis que vous souhaitiez laisser un commentaire sur notre site. Pour nous aider à maintenir un environnement respectueux et constructif, nous vous invitons à fournir votre nom, prénom et adresse e-mail. Cela permettra également de créer une communauté engagée et authentique. Nous apprécions votre contribution et nous avons hâte de lire votre commentaire. Merci d'avance!

Africa First Club

Inscrivez vous à notre Newsletter

© Africa First Club. All Rights Reserved. Design by Brice eyebe