Actu Eco » Politiques Publiques

CONGO : L'ajustement des subventions aux carburants porte des fruits

Dernière mise à jours il y'a 4 mois

La République du Congo a enregistré une économie budgétaire de 45 milliards de FCFA en 2024, un résultat direct de l'ajustement de sa politique de subventions sur les produits pétroliers. Cette décision, bien que délicate sur le plan social, vise à restaurer la santé des finances publiques du pays.

Lire aussi : Filière laitière : Un plan d'investissement de 305 milliards de FCFA lancé

La suppression progressive des subventions aux carburants, longtemps considérées comme un fardeau pour le Trésor public, est une mesure demandée de longue date par les partenaires financiers, notamment le Fonds monétaire international (FMI). Ces subventions représentaient une dépense considérable qui entravait l'espace budgétaire du Congo, l'un des principaux producteurs de pétrole de la sous-région. L'économie de 45 milliards de FCFA réalisée en 2024 représente une somme non négligeable. Pour donner une idée de l'ampleur de l'enjeu, cette somme équivaut à près du quart des dépenses diplomatiques du pays sur les deux dernières années, ou à une part importante du budget alloué aux investissements sociaux.

La réforme a été mise en œuvre au travers d’une hausse des prix à la pompe. En novembre 2024, le prix du super carburant est par exemple passé de 625 à 775 FCFA le litre, tandis que le gazole a été ajusté de 500 à 625 FCFA. Ces augmentations, qui représentent un bond de plus de 25 % sur certains produits, ont permis de réduire l’écart entre le prix réel et le prix de vente au détail, concrétisant ainsi l'objectif d'allègement de la charge publique. Si la suppression des subventions apporte une bouffée d’oxygène aux comptes de l'État, elle engendre mécaniquement des répercussions sur le quotidien des ménages. Le secteur des transports, l'agriculture et l'ensemble des industries dépendent directement du coût du carburant.

La hausse du prix à la pompe s'est immédiatement traduite par une flambée des prix des produits essentiels et des services de transport, accentuant les difficultés liées au coût de la vie pour les populations. Les autorités congolaises reconnaissent l'impact sur les ménages et ont souligné la nécessité d’appliquer des mesures d'accompagnement et de compensation pour les plus vulnérables.

Cette réforme est d'ailleurs un volet central de la stratégie économique du Congo visant à renforcer sa résilience. En reprenant la maîtrise de ses dépenses énergétiques, le pays tente de se conformer à un rééquilibrage budgétaire durable, un objectif impératif pour sécuriser ses financements extérieurs et consolider sa situation macroéconomique.


BCN

bernardo2
bernardo carlos ndjomo
165 0

Commentaire(s) du post

Nous sommes ravis que vous souhaitiez laisser un commentaire sur notre site. Pour nous aider à maintenir un environnement respectueux et constructif, nous vous invitons à fournir votre nom, prénom et adresse e-mail. Cela permettra également de créer une communauté engagée et authentique. Nous apprécions votre contribution et nous avons hâte de lire votre commentaire. Merci d'avance!

Africa First Club

Inscrivez vous à notre Newsletter

© Africa First Club. All Rights Reserved. Design by Brice eyebe