Ciment : La marque Cimaco gagne du terrain
Dernière mise à jours il y'a 57 minutesL'injection de 39 milliards de FCFA dans l'usine de production d'Édéa par Sinafcam Sarl, trouve sa concrétisation dans une exploitation industrielle désormais pleinement mature depuis juin 2025. Cette infrastructure, dont la mise en service a été entérinée par les services du ministère de l'Économie, déploie un potentiel d'un million de tonnes par an, réparti sur les trois standards usuels que sont les calibres 32,5, 42,5 et 52,5.
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En 2026, le contexte national est marqué par des volumes théoriques frôlant les 12 millions de tonnes annuelles pour une demande globale évaluée autour de 8 millions de tonnes. Cimencam conserve la suprématie historique avec 2,3 millions de tonnes, devançant des acteurs majeurs tels que Dangote Cement, Cimaf, Mira Company et Cimpor, tous installés sur des segments similaires avoisinant 1,5 million de tonnes de potentiel productif. La fin du monopole stimule une compétition féroce, bien que l'entrée en lice de ces nouvelles usines n'ait pas encore entraîné de fléchissement notable des tarifs au détail, le sac de 50 kg oscillant toujours entre 5 100 et 5 300 FCFA à Douala et Yaoundé en raison notamment de la dépendance aux importations de clinker.
Édéa s'affirme désormais comme un pôle incontournable de la brique et du liant grâce à l'essor de la marque et à l'implantation de concurrents directs. Central Africa Cement y a inauguré une unité voisine d'une capacité de 1,5 million de tonnes après un investissement de 12 milliards de FCFA, valorisant les ressources locales en pouzzolane et en calcaire. Yousheng Cement finalise quant à elle un projet concurrent évalué à 30 milliards de FCFA pour une capacité cible de 1,8 million de tonnes, portant à terme le potentiel cumulé de ces trois industriels asiatiques à 4,3 millions de tonnes dans la même zone géographique.
Transformer ces potentialités industrielles en volumes effectifs de ventes demeure le principal défi pour la direction de Sinafcam, les données publiques consolidées manquant encore pour mesurer précisément le taux d'utilisation de l'outil de production. La pérennité des investissements consentis dépendra de la capacité de l'entreprise à grignoter des parts de marché face aux mastodontes installés, tout en naviguant au milieu des contraintes logistiques et des coûts d'approvisionnement qui pèsent sur l'ensemble de la filière nationale.
Asaba
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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