CEEAC : Le Cameroun en lice pour un poste de commissaire
Dernière mise à jours il y'a 4 moisDans le cadre des négociations pour l'attribution des postes de commissaires au sein de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC), le Cameroun se positionne avec une détermination affirmée.
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Alors que la succession à la présidence de l’institution s’est faite sans surprise, la compétition pour les cinq portefeuilles de commissaires est beaucoup plus disputée. Yaoundé avance ses pions avec l'ambition de se voir attribuer le poste central du Marché commun. Cette nomination, si elle se concrétise, renforcerait la position du Cameroun comme un pivot dans la sous-région.
Selon le traité révisé de l'institution, neuf des quinze objectifs communautaires concernent directement l’intégration économique, monétaire et financière. Le titulaire de ce poste est donc chargé de piloter l’intégration commerciale, la convergence macroéconomique et les mécanismes de coopération. C'est une fonction déterminante qui met son détenteur au centre des dynamiques régionales et le fait dialoguer directement avec les partenaires internationaux.
Du 5 au 7 septembre, à Malabo, une première session de négociations a validé l’évaluation menée par le cabinet Forvis Mazars. Trois Camerounais ont été retenus, mais la règle est claire : un seul poste par État membre. Les deux candidats principaux du pays sont Jacob Kotcho Bongkwaha, en lice pour le portefeuille convoité, et Nelly Banaken Elel.
La candidature du Cameroun n'est pas fortuite. Le pays revendique depuis plusieurs années un rôle de puissance motrice dans la sous-région, en s'appuyant sur sa relative stabilité politique, ses ambitions industrielles et la diversification progressive de son économie. La Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) du pays érige d'ailleurs l’intégration régionale en levier majeur de croissance. Accéder à ce commissariat permettrait au Cameroun d'offrir une résonance régionale à ses priorités nationales tout en renforçant son image de moteur de l'Afrique centrale.
Le candidat camerounais, Jacob Kotcho Bongkwaha, semble avoir un atout majeur. À 53 ans, ce docteur en économie occupe déjà la fonction de directeur du Marché commun à la CEEAC. Il connaît donc les dossiers et leurs complexités. L’évaluation du cabinet Mazars a d'ailleurs salué son profil, lui attribuant le meilleur score parmi les 52 candidats retenus, avec 90,25 sur 100.
La balle est désormais dans le camp du président Paul Biya, qui doit choisir le candidat à soutenir. Pour le Cameroun, c'est une occasion en or d'obtenir une victoire diplomatique qui renforcerait son poids et sa légitimité au sein de la CEEAC. De plus, cela permettrait de confier un poste aussi important à un expert chevronné comme Jacob Kotcho, qui pourrait insuffler une nouvelle dynamique à un processus d'intégration qui progresse encore très laborieusement.
BERNARDO CARLOS NDJOMO
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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