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Cameroun- Côte d'Ivoire : Vers la suppression des visas entre les 2 pays...

Dernière mise à jours il y'a 1 jours

À l'occasion la célébration officielle de la fête nationale camerounaise organisée le 28 mai 2026 à Abidjan, la diplomatie des deux pays a formalisé l'imminence d'un accord bilatéral portant sur la suppression réciproque des obligations de visa.

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 L’annonce, portée par la représentation diplomatique du Cameroun en Côte d'Ivoire, vise à éliminer les verrous administratifs qui freinent la mobilité des capitaux et des chefs d'entreprise entre Yaoundé et Abidjan. Les autorités ivoiriennes exhortent la communauté d'affaires camerounaise à s’insérer dans les opportunités de sous-traitance et de co-investissement ouvertes par la feuille de route du Plan national de développement 2026-2030, qui articule la politique industrielle de la Côte d'Ivoire.

L’intensification des transactions commerciales entre les deux capitales s'appuie sur des flux marchands préexistants mais asymétriques. Les bilans analytiques du commerce extérieur pour l'exercice 2024 révèlent que l'Afrique fournit à peine 10,9 % des importations globales du Cameroun. Dans ce volume d'approvisionnement continental restreint, la Côte d'Ivoire se hisse au deuxième rang des partenaires commerciaux africains de Yaoundé, juste derrière le géant nigérian, en captant une part de 1,2 % des dépenses totales d'importation camerounaises. L'abolition des barrières consulaires est conçue pour amplifier cette assise commerciale, en fluidifiant la planification des voyages d'affaires, la prospection industrielle directe et la participation aux foires sectorielles.

Cette convergence douanière et administrative entre les zones de la Cemac et de la Cedeao s’aligne sur les ambitions macroéconomiques de la Zone de libre-échange continentale africaine. Le démantèlement des protocoles de visa offre une alternative concrète aux coûts logistiques exorbitants et aux barrières non tarifaires qui étouffent le commerce intra-africain. En convertissant les intentions diplomatiques en facilitations concrètes, Yaoundé et Abidjan entendent poser les fondements d'une intégration par le marché, favorisant l'émergence de joint-ventures transcontinentales. Le succès de cette libéralisation des mouvements humains servira de cas d'école pour d'autres accords régionaux, démontrant que la fluidité administrative est le corollaire indispensable de l'efficacité des réformes douanières.


BCN

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