Café : La filière renaît de ses cendres
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresL'agonie de la caféiculture camerounaise semble enfin céder la place à une convalescence vigoureuse. Après un cycle de dépression marqué par un effondrement de 24 % des volumes, la campagne 2024-2025 signe un retournement de tendance avec une production de 11 637 tonnes, actant une progression de 9,86 % en glissement annuel.
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Les chiffres officiels, ventilés ce 14 janvier 2026 par le ministère du Commerce, dessinent le portrait d'une filière qui tente de s'extraire de l'étau des aléas climatiques et de l'instabilité sécuritaire dans les bassins du Nord-Ouest. Ce rebond technique, bien qu'insuffisant pour atteindre les ambitions gouvernementales de 16 000 tonnes, marque néanmoins le point de départ d'une reconquête économique portée par une conjoncture internationale exceptionnellement favorable.
Cette embellie trouve sa source moins dans une extension des surfaces cultivées que dans une flambée sans précédent des cours mondiaux, agissant comme un puissant électrochoc pour les exploitants. Le kilogramme d'arabica a vu sa valeur grimper à 2 854 FCFA, tandis que le robusta s'est envolé de 30,6 % pour s'établir à 1 959 FCFA. Cette tension sur les prix, qui a même culminé à des sommets de 5 150 FCFA à l'exportation selon l'Organisation internationale du café, a ravivé l'intérêt des planteurs pour une culture longtemps délaissée au profit de spéculations jugées plus rentables. Cette incitation monétaire, couplée à une météorologie plus clémente, a permis d'inverser la spirale du déclin et de mobiliser à nouveau la force de travail dans les vergers.
La pérennité de ce réveil dépend désormais de la capacité du pays à transformer cet essai conjoncturel en une croissance structurelle. Le Projet de relance de la filière café (Parf-Café) intensifie en ce début d'année 2026 le déploiement des "champs écoles" pour moderniser les techniques de traitement post-récolte, un maillon essentiel pour capter la prime de qualité sur le marché global. À l'aube du lancement de la campagne 2025-2026, prévu pour le 19 janvier, le défi reste entier : sécuriser les zones de production en conflit et professionnaliser une filière dont la volatilité des prix internationaux demeure la seule boussole réelle. Pour le Cameroun, l'enjeu est de briser le plafond des 12 000 tonnes pour s'installer durablement dans la catégorie des exportateurs de référence.
Bernardo
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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