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Cacao : Le prix du kg reste sous le seuil de 2 000 FCFA

Dernière mise à jours il y'a 2 heures

Les dynamiques de tarification à la production dans la filière cacaoyère camerounaise s'inscrivent en deçà des prévisions de revenus formulées par les instances étatiques. Les relevés de prix bord champ diffusés par le Système d’information des filières (SIF), géré par l’Office National du Cacao et du Café (ONCC), indiquent un sursaut le 8 juin 2026, situant la valeur d'échange du kilogramme de fèves dans une fourchette comprise entre 1 650 FCFA et 1 700 FCFA.

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Le repositionnement des acheteurs marque une progression brute de 150 FCFA par rapport au palier de 1 500 à 1 550 FCFA qui bloquait les transactions depuis le 22 mai 2026. L'accélération des flux d'achats survient à l'approche de la clôture officielle de la campagne 2025-2026, fixée au 15 juillet 2026. Les prix réels payés aux planteurs demeurent toutefois éloignés des projections initiales du gourvenement, lesquelles tablaient sur une valorisation comprise entre 3 200 et 5 400 FCFA le kilogramme dans le sillage des gains accumulés lors des deux années précédentes.

Le plafonnement des cours intérieurs sous la barre des 2 000 FCFA matérialise le retournement de la conjoncture sur les places boursières internationales. Les spécialistes des marchés à terme anticipent une reconstitution des stocks mondiaux et l'émergence d'un excédent de production globale, interrompant un cycle de trois campagnes consécutives de déficit de l'offre. Le rééquilibrage des forces du marché est alimenté par la performance agricole de l’Équateur, dont le volume de récolte projette d'élever le pays latino-américain au rang de deuxième producteur mondial de cacao, reléguant le Ghana au troisième rang. L'abondance prévisible de l'offre exerce une pression baissière continue sur les terminaux de Londres et de New York, limitant la répercussion des primes de qualité au niveau des balances d'achat des exportateurs opérant dans les ports de Douala et de Kribi.


L'embellie observée en zone de production revêt un caractère paradoxal au regard des contraintes logistiques saisonnières. Le retour des précipitations denses complique le transport des marchandises en raison de la dégradation des pistes rurales reliant les bassins agricoles aux centres de conditionnement. La hausse des prix traduit une concurrence accrue entre les transformateurs locaux et les exportateurs agréés, désireux de solder leurs contrats d'approvisionnement avant l'arrêt réglementaire des opérations. La viabilité financière des exploitations familiales reste tributaire d'une stabilisation des cours et d'une meilleure transformation locale de la matière première pour amoindrir la dépendance aux fluctuations des bourses étrangères.


Bernardo

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