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Bus Rapid Transit de Douala : Dans la procrastination

Dernière mise à jours il y'a 5 mois

Face à l’impossibilité de respecter le calendrier initial du Bus Rapid Transit de Douala, financé à hauteur de 261 milliards FCFA par la Banque mondiale, les autorités camerounaises négocient un allongement des délais.

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Trois ans avant l’échéance de clôture fixée au 16 juin 2028, le gouvernement camerounais et la Banque mondiale discutent d’un report. Lors de la mission de supervision de juin 2025, le risque de non-achèvement dans les délais a été reconnu, ouvrant la voie à un accord de principe pour une extension. Mais la Banque mondiale conditionne ce répit au démarrage rapide des travaux, afin d’éviter que des fonds restent inutilisés, un scénario fréquent dans le portefeuille camerounais.


Annoncé en 2015, le projet n’a toujours pas entamé ses travaux et illustre les difficultés structurelles d’exécution des projets financés par l’institution de Bretton Woods. À ce jour, aucune infrastructure n’a vu le jour. La Communauté urbaine de Douala finalise encore les documents de passation de marchés et prépare les appels d’offres internationaux. Une consultation préliminaire avec des entreprises a eu lieu le 24 juillet 2025. L’objectif est de publier les appels d’offres d’ici septembre 2025, pour un démarrage physique des travaux courant 2026. Cela laisserait environ deux ans d’exécution avant l’échéance initiale.


Le prêt, approuvé en juin 2022 et formalisé en juillet 2024, impose que toutes les dépenses éligibles soient validées avant le 16 juin 2028. Passé ce délai, les fonds non dépensés seront annulés. Chaque mois de retard dans les marchés réduit le temps disponible pour la construction.


En avril 2025, neuf projets sur 17 financés par la Banque mondiale au Cameroun étaient « à risque ». Le taux de décaissement cumulé atteignait seulement 32,76 % contre une cible minimale de 38 %. Pour l’exercice en cours, il plafonne à 16,36 %. Depuis 2018, la lenteur des décaissements est une constante, freinant l’exécution des projets.


Pour Douala, capitale économique et principal port du pays, le BRT vise à fluidifier les déplacements, réduire la congestion et améliorer la logistique urbaine. Les bus circuleront sur des voies réservées, offrant plus de régularité et des temps de trajet réduits. Ce gain de mobilité devrait profiter aux travailleurs, aux opérateurs économiques et à la compétitivité du pays.


L’idée d’un BRT remonte à 2015, avec deux lignes pilotes prévues à Yaoundé et Douala. Les tracés et études avaient été réalisés, mais aucun chantier n’avait démarré. Relancé en 2019 via le programme « Mobilise Your City », le projet est resté au stade de planification jusqu’à l’entrée en jeu de la Banque mondiale.


ADO

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bernardo carlos ndjomo
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