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Bassin du Niger : Le Minepat et l'ABN font le point

Dernière mise à jours il y'a 1 jours

Le 1er juin 2026 à Yaoundé, le Ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, a reçu en audience le secrétaire exécutif de l'Autorité du Bassin du Niger, Armand Kocou Houanye dans le cadre d'une concertation sur la coopération entre le Cameroun et l'organisme régional.

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L'objectif de la rencontre est de redynamiser le Programme intégré d’adaptation au changement climatique, une initiative communautaire dotée d'une enveloppe globale de 134 milliards de francs CFA financée par un consortium associant la Banque africaine de développement, l’Union européenne, le Fonds vert pour le climat et les agences de coopération allemandes. Le suivi des chantiers révèle des goulots d'étranglement administratifs majeurs, le niveau de réalisation technique plafonnant à un modeste taux de 30 % au Cameroun et à 35 % à l'échelle régionale, alors que l'échéance contractuelle de dissolution du programme est irrévocablement fixée au 31 décembre 2027.

La lenteur du déploiement des investissements expose des territoires partagés par 9 pays et habités par près de 200 millions d'âmes à une précarité écologique et alimentaire accrue. Sur l'enveloppe collective, les quotes-parts affectées au Cameroun s'élèvent à un montant de 9 milliards de francs CFA, complété par une affectation sectorielle spécifique de 3 milliards de francs CFA exclusivement réservée à la construction d'aménagements hydrauliques à vocations multiples pour soutenir les activités agropastorales et commerciales locales. Les retards accumulés pénalisent la restauration des sols dégradés, la gestion coordonnée des ressources hydriques et la protection de la biodiversité dans les zones camerounaises du bassin, poussant la tutelle financière à exiger des comptes aux comités de pilotage.

La nouvelle feuille de route convenue à Yaoundé impose une restructuration des circuits de décaissement et une centralisation du suivi institutionnel pour lever les blocages opérationnels sur le terrain. L'accélération des chantiers est présentée par les autorités comme un impératif de responsabilité publique, indispensable pour capter l'intégralité des financements extérieurs avant le verrou temporel de 2027. Le renforcement de la coordination bilatérale entre le Minepat et l'institution régionale vise à garantir que les fonds mis à disposition se traduisent sans délai par des infrastructures concrètes de résilience. La réussite de ce redressement technique déterminera la capacité du Cameroun à asseoir son leadership environnemental au sein du bloc d'Afrique centrale et à sécuriser durablement le tissu socio-économique des populations riveraines.


Bernardo

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