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Aquaculture : niche de croissance

Dernière mise à jours il y'a 1 ans

Promouvoir le développement durable de l’aquaculture au Cameroun. C’est l'objectif assigné à la première édition du Salon interprofessionnel de l'aquaculture du Cameroun dont l'ouverture s’est faite le 2 décembre 2024 à Yaoundé par le ministre de l'élevage, des pêches et des industries animales Dr. TAÏGA.

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Sous le thème: “ Import-substitution, apport de la filière “, cette première édition intervient dans un contexte marqué par l'import substitution, politique visant à réduire les importations camerounaises et valoriser le made in Cameroon. Tel est l'objectif de ce salon: hisser sur le toit du monde le made in Cameroon à travers ce secteur d'activités.

La pêche est très active dans le pays et représente un secteur important tant du point de vue socio-économique qu’alimentaire. Elle est organisée autour de quatre branches : la pêche industrielle, la pêche artisanale maritime, la pêche continentale et l’aquaculture.

La pêche artisanale maritime et la pêche continentale qui sont exclusivement du ressort des populations rurales fournissent près de 200.000 en emplois directs (pêcheurs) et indirects (transformations, commerçants, fabricants et réparateurs d’embarcations et d’engins, etc.), et débarquent annuellement près de 168.000 tonnes de produits dont 93.000 tonnes pour la pêche artisanale maritime et 75.000 tonnes pour la pêche continentale. La production annuelle de l’aquaculture est de 5.000 tonnes. La production nationale est estimée à 180.000 tonnes par an, soit 172.000 tonnes après déduction des 15% de pertes après captures sur la pêche artisanale. La pêche industrielle qui oscillait autour de 10.000 tonnes il y a quelques années, se situe actuellement à près de 8.000 tonnes. Ce secteur comprend huit sociétés agréées pour un nombre total de 55 bateaux de pêches et emploie plus de 700 personnes. 

Les besoins annuels de la population se situent autour de 298.000 tonnes pour une consommation moyenne par tête de 17,9 kg. Pour résorber le déficit, le pays importe chaque année près de 126.000 tonnes de poissons. Ces importations qui proviennent essentiellement du Sénégal et de la Mauritanie portent pour plus de 90% sur les chinchards, les maquereaux et les sardines, espèces bon marché particulièrement appréciées par les couches les plus défavorisées de la population.

 Au Cameroun, la consommation de poisson avoisine 18 kg/habitant/an et cette denrée représente environ 40% de l’apport protéique d’origine animale et 9,5% des besoins totaux de la population. Les perspectives de la pisciculture au Cameroun sont prometteuses et ouvrent la voie à de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs et les agriculteurs locaux. 

Afin de réduire les importations du poisson congelé, qui est avec le riz parmi les produits alimentaires qui creusent le plus le déficit de la balance commerciale du Cameroun, le gouvernement a mis en place divers appuis aux aquaculteurs. Ce soutien est notamment déployé à travers des projets et programmes, à l’instar du Projet de promotion de l’entreprenariat aquacole (PPEA), qui a contribué à doubler la production camerounaise entre 2016 et 2019, passant de 5 000 à 10 000 tonnes par an (elle a atteint 15 000 tonnes en 2020).


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