Actu Eco » Politiques Publiques

Afrique : Le marché de l'immobilier veut doubler sa croissance d'ici 2029

Dernière mise à jours il y'a 1 heures

L'expansion annuelle du secteur s'établira à 5,6 % à l'horizon 2029, selon les projections publiées par le cabinet LEAF Africa, affichant un rythme deux fois plus rapide que la moyenne mondiale évaluée à 2,69 %.

Lire aussi : Campagne 2026-2027 : Le prix du kg se rapproche des 3 000 FCFA

Cette dynamique insuffle une vitalité nouvelle aux actifs immobiliers du continent, dont la valorisation globale atteint 17 600 milliards de dollars pour s'accaparer 2,7 % du total mondial. Un tel dynamisme trouve son ancrage principal dans le compartiment résidentiel, lequel polarise 14 900 milliards de dollars et relègue au second plan les locaux commerciaux ainsi que les infrastructures logistiques.


Abuja et Lagos illustrent la vitalité du Nigeria, nation qui s'empare de la première place continentale avec une valorisation estimée à 2 600 milliards de dollars. Derrière cette hégémonie nigériane, l'Égypte revendique 1 600 milliards de dollars tandis que l'Éthiopie totalise 1 300 milliards, formant ainsi un trio de tête qui redessine la carte de la puissance économique régionale. L'Afrique du Sud recule quant à elle au quatrième rang avec 1 200 milliards de dollars, subissant la concurrence de marchés plus effervescents où le Kenya et le Ghana captent des flux financiers colossaux grâce à l'investissement de leur diaspora.


Les retards de construction atteignent des proportions alarmantes avec 28 millions d'unités manquantes au Nigeria et 1,8 million au Ghana, transformant des pénuries chroniques en chantiers titanesques pour les urbanistes. Pour contourner l'insuffisance notoire des prêts bancaires locaux, les acquéreurs s'appuient massivement sur les fonds envoyés par les ressortissants établis à l'étranger, des transferts ayant culminé à 96,4 milliards de dollars en 2024 pour stimuler directement l'acquisition de parcelles. Les investisseurs institutionnels exploitent précisément ces failles de financement pour implanter de nouveaux programmes adaptés aux classes moyennes montantes.


L'envolée des coûts de construction et la faiblesse du crédit hypothécaire, cantonné sous la barre des 5 % du PIB dans la majorité des pays, menacent toutefois la viabilité de cet essor immobilier. La cherté des matériaux de base conjuguée à la dépréciation des monnaies locales maintient les logements neufs inaccessibles, creusant un fossé entre l'offre existante et les capacités réelles de paiement des ménages. Réviser les modèles économiques pour abandonner la monoculture du haut de gamme demeure l'unique alternative pour les promoteurs désireux de pérenniser leurs activités.


Ndjomo Carlos

bernardo2
bernardo carlos ndjomo
4 0

Commentaire(s) du post

Nous sommes ravis que vous souhaitiez laisser un commentaire sur notre site. Pour nous aider à maintenir un environnement respectueux et constructif, nous vous invitons à fournir votre nom, prénom et adresse e-mail. Cela permettra également de créer une communauté engagée et authentique. Nous apprécions votre contribution et nous avons hâte de lire votre commentaire. Merci d'avance!

Africa First Club

Inscrivez vous à notre Newsletter

© Africa First Club. All Rights Reserved. Design by Brice eyebe