VIH/Sida : Les nouvelles infections reculent
Dernière mise à jours il y'a 1 moisL'enquête Camphia fournit des chiffres éloquents sur la dynamique de l'épidémie, confirmant une amélioration notable dans la lutte contre le VIH/Sida. En examinant la population la plus active, soit la tranche d'âge de 15 à 49 ans, on observe une double et simultanée amélioration. Le taux d'incidence, qui mesure le pourcentage de nouvelles infections, a chuté de 0,24 % à 0,15 %.
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Cette baisse significative, près de deux fois moindre que le taux initial, témoigne de l'efficacité accrue des dispositifs de prévention et de dépistage déployés. Dans le même temps, la prévalence globale, qui représente la proportion totale de personnes vivant avec le VIH, a également diminué, passant de 3,4 % à 2,6 %. Ces indicateurs traduisent une victoire politique et sanitaire rendue possible par l'investissement soutenu et continu dans la santé publique camerounaise.
L'un des succès les plus fondamentaux révélés par Camphia concerne le traitement lui-même, essentiel à la stratégie du "Traitement comme Prévention". L'enquête met en exergue un taux de suppression de la charge virale de 93 % chez les Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH) qui suivent de manière scrupuleuse un traitement antirétroviral (ARV). Ce niveau de réussite thérapeutique est déterminant, car il réduit drastiquement le risque de transmission du virus. Le taux global de suppression virale pour toutes les personnes dépistées positives s'établit quant à lui à 72 %. Ce haut niveau d'efficacité des traitements est un levier majeur pour l'atteinte des objectifs de l'ONUSIDA et la concrétisation de l'Objectif de Développement Durable visant à mettre fin à l'épidémie d'ici 2030.
Malgré la tendance générale positive, l'enquête Camphia souligne l'urgence d'une riposte plus équitable face à des défis structurels persistants. La disparité de genre reste prononcée : les femmes âgées de 15 à 49 ans présentent un taux de prévalence de 3,6 %, ce qui les rend plus du double plus vulnérables que les hommes, dont le taux se situe à 1,6 %. Cette vulnérabilité accrue exige une intensification des programmes d'autonomisation et de prévention spécifiques au genre. Par ailleurs, la prévalence du VIH varie fortement selon les régions, illustrant une hétérogénéité qu'il est impératif d'adresser : les taux s'étendent d'un minimum de 1,5 % dans les régions du Nord et de l'Extrême-Nord, à un pic significatif de 4,6 % dans la Région du Centre. Cette réalité impose une modulation des stratégies et une affectation des ressources basée sur une cartographie épidémiologique précise.
Le gouvernement insiste sur le fait que ces gains significatifs ont été obtenus en dépit des turbulences et des contraintes de financement rencontrées, notamment celles liées à la réorganisation des aides extérieures. Le maintien de cette dynamique positive témoigne de la résilience du système de santé camerounais et de la fermeté de la volonté politique à maintenir le cap vers l'élimination du Sida. Les données de Camphia sont ainsi à la fois une célébration du chemin parcouru et un appel à renforcer les efforts pour dépasser les défis d'inégalités et de financement restants.
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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