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Usine d'engrais : Le Cameroun recrute un cabinet pour l'étude de faisabilité

Dernière mise à jours il y'a 4 mois

L'idée de doter le Cameroun d'une usine nationale de production d'engrais n'est pas nouvelle. Face à la forte dépendance aux importations et aux fluctuations des prix mondiaux, le gouvernement camerounais relance un projet d'une valeur de 500 milliards de FCFA. Le pays a lancé un appel pour recruter un cabinet chargé de mener l'étude de faisabilité de cette future usine, qui pourrait jouer un rôle central dans la sécurité alimentaire nationale.

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Le Cameroun est fortement dépendant des importations d’intrants agricoles. Les données de l’Institut national de la statistique (INS) révèlent une dépendance croissante, avec des importations qui ont coûté 173,9 milliards de FCFA entre 2021 et 2023, contre 38 milliards pour 210 000 tonnes en 2020. Ces importations, estimées à environ 300 000 tonnes par an, exposent le secteur agricole aux chocs extérieurs. C'est dans ce contexte que le ministère de l’Agriculture a inauguré, le 7 mai 2025, une usine exploitée par Hydrochem Cameroun (filiale du groupe NJS). Cette unité, d'une capacité de 120 000 tonnes par an, permettrait de réduire de moitié les importations, mais reste insuffisante pour une autosuffisance complète.

Le recrutement d'un cabinet pour une étude de faisabilité est une étape déterminante pour un projet de cette envergure. L'étude devra examiner la faisabilité technique et économique d'une usine de 500 milliards de FCFA. Elle devra notamment évaluer la rentabilité du projet, en tenant compte des coûts de production, en particulier du prix du gaz, une question qui a déjà bloqué un précédent projet, celui de la société allemande Ferrostaal en 2013, évalué à 1 250 milliards de FCFA. En validant les aspects financiers et opérationnels, le cabinet donnera au gouvernement les clés pour mobiliser les financements et garantir la viabilité de l'investissement.

Si l'étude de faisabilité se révèle positive, ce projet pourrait réduire la dépendance du Cameroun aux engrais importés et stabiliser les prix pour les agriculteurs. Une production locale permettrait d'augmenter les rendements agricoles et d'assurer une meilleure sécurité alimentaire. Ce projet, soutenu par des initiatives du secteur privé comme celle d’Hydrochem, confirme la volonté du Cameroun d'accélérer le développement de son agriculture et de passer d'une économie d'importation à une économie de production.


BERNARDO CARLOS NDJOMO 

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