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Terres rares : Lindian Resources entend mobiliser 69,3 milliards de dollars pour signer le retour de l'Afrique

Dernière mise à jours il y'a 8 heures

Depuis la suspension, en 2021, des activités sur le site de Gakara au Burundi, le continent ne comptait plus aucune exploitation industrielle de terres rares en activité. Cette absence prolongée est sur le point d'être comblée par la compagnie australienne Lindian Resources. L'opérateur a annoncé, le 1er avril 2026, le lancement de cette levée de capitaux afin de finaliser la mise en service du gisement de Kangankunde, situé au Malawi.

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La stratégie de financement retenue privilégie l'apport de capitaux frais par des investisseurs institutionnels de premier plan, permettant ainsi d'éviter un recours immédiat à l'endettement bancaire. Cette enveloppe est destinée à achever les infrastructures de construction en vue d'un démarrage opérationnel dès le dernier trimestre 2026. L'ambition technique est de taille : si la phase initiale table sur 20 000 tonnes de concentrés, une extension rapide est déjà planifiée pour porter la capacité annuelle à 100 000 tonnes. Une fraction des fonds levés servira d'ailleurs à valider l'étude de faisabilité définitive de cette expansion.

Le développement de ce site s'inscrit dans une dynamique mondiale de sécurisation des approvisionnements, face à une offre internationale largement dominée par un acteur unique. Les terres rares étant vitales pour la fabrication d'aimants permanents, de turbines éoliennes et de systèmes de défense, les grandes puissances occidentales suivent de très près l'évolution du projet. Lindian Resources a confirmé avoir engagé des discussions avec des représentants de haut niveau, notamment américains, pour d'éventuels accords commerciaux. À ce stade, la flexibilité du carnet de commandes laisse encore la place à de nouveaux partenariats stratégiques pour les volumes non encore contractés.

L'aboutissement de ce projet représente un saut qualitatif majeur pour l'économie nationale. Le secteur minier, dont la contribution au PIB malawite reste marginale, pourrait devenir un véritable levier de croissance. Bien que la structure du capital n'ait pas encore intégré de participation publique directe, le cadre législatif en vigueur offre des options de participation gratuite pour l'État. Au-delà des dividendes, les retombées attendues en termes de fiscalité et d'emplois qualifiés devraient redéfinir les équilibres économiques régionaux. En s'appuyant également sur une unité de valorisation externe, le projet garantit la transformation de ses concentrés dès l'extraction, consolidant ainsi la viabilité de son modèle industriel global.


BCN

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