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Vice-présidence au Cameroun : Quel impact sur les finances publiques?

Dernière mise à jours il y'a 9 heures

L'introduction d'une vice-présidence dans l'organigramme institutionnel camerounais ne saurait être traitée comme une simple variable politique. Pour l'observateur économique, cette réforme pose la question de l'efficience de la dépense publique dans un État sous-programme avec le FMI. Alors que le Cameroun s'est engagé dans une stratégie de consolidation budgétaire visant à ramener son déficit sous la barre des 3 %, l'édification d'un nouvel appareil exécutif constitue un défi direct à la discipline fiscale nationale.

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Le coût d'une telle institution repose sur une structure de charges fixes incompressibles. Au-delà du traitement indiciaire, il faut anticiper la création d'un "budget d'investissement humain" : conseillers spéciaux, chargés de mission et secrétariats techniques. En économie publique, cela s'analyse comme une extension de la masse salariale de l'État, dont le ratio par rapport aux recettes fiscales est déjà sous haute surveillance. Chaque milliard de FCFA alloué au fonctionnement de cette nouvelle tête de l'exécutif représente un coût d'opportunité car, ce sont autant de ressources soustraites à l'investissement productif ou au service de la dette.


L'autre enjeu majeur réside dans la lisibilité de la gouvernance pour les investisseurs et les agences de notation. Une architecture à trois têtes (Présidence, Vice-Présidence, Primature) peut induire des externalités négatives si elle génère des doublons administratifs ou des conflits de compétences. Pour les marchés, la multiplication des centres de décision est souvent synonyme de lourdeur bureaucratique. À l'inverse, si cette institution sécurise la continuité de l'État, elle peut agir comme une prime de risque négative, stabilisant la signature souveraine du Cameroun lors de ses prochaines sorties sur le marché international des capitaux.

la viabilité de cette réforme dépendra de sa capacité à ne pas devenir une "rente de prestige". Dans un contexte où l'inflation et les tensions de trésorerie imposent une rigueur de fer, la vice-présidence doit se justifier par une valeur ajoutée institutionnelle mesurable. Si elle permet une coordination plus agile des grands dossiers économiques et une accélération des réformes structurelles, elle pourrait compenser son coût de fonctionnement par des gains d'efficacité globale. Dans le cas contraire, elle risquerait d'alourdir une structure de dépenses déjà rigide, au détriment de l'agilité budgétaire nécessaire à l'émergence.


BCN

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bernardo carlos ndjomo
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