Secteur de l'électricité : Le bilan et perspectives
Dernière mise à jours il y'a 3 moisLe Cameroun a affiché un effort marqué pour stabiliser et développer son secteur de l'énergie électrique au cours des douze dernières années. Selon les données publiques, cet engagement s’est matérialisé par l'injection de plus de 300 milliards de francs CFA par l'État pour garantir l'équilibre du secteur et préserver le pouvoir d'achat des citoyens.
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Contrairement à ce que le montant pourrait laisser penser, une part significative de cette somme n'a pas été directement destinée à la construction de nouvelles infrastructures, mais au maintien d'une politique tarifaire accessible. En effet, entre 2012 et 2024, ces fonds ont principalement servi à subventionner le coût réel de l'électricité, empêchant une répercussion intégrale des charges de production sur les ménages et les entreprises. Pour les foyers à faible consommation, cette aide financière a permis de maintenir un prix du kilowattheure nettement inférieur au coût de production, particulièrement celui des centrales thermiques qui interviennent souvent pour pallier les déficits. De même, un appui a été fourni aux acteurs industriels pour contenir leurs dépenses énergétiques, contribuant ainsi à la modération de l'inflation sur les biens et services produits localement.
Malgré cette vaste mobilisation de ressources, le secteur reste confronté à un déséquilibre financier chronique. Les charges de fonctionnement des opérateurs demeurent supérieures aux recettes encaissées, engendrant un passif important. L'opérateur de distribution, notamment, accumule une dette considérable vis-à-vis de ses fournisseurs, créant un risque pour les finances publiques qui se retrouvent souvent en première ligne pour éponger ces créances. Cette situation complexe a poussé le gouvernement à élaborer un plan de redressement du secteur électrique, nécessitant une mobilisation d'investissements conséquente, d'ici à 2030. Ce plan ambitionne non seulement d'améliorer l'efficacité opérationnelle et la gouvernance, mais également de développer davantage le potentiel de production, en particulier l'hydroélectricité et les sources renouvelables.
Le futur de l'énergie au Cameroun repose ainsi sur la capacité de l'État à attirer des capitaux privés, nationaux et étrangers, pour financer les nombreux chantiers requis, et à mettre en œuvre des réformes profondes pour garantir la pérennité du secteur au-delà du seul soutien budgétaire.
BCN
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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