République du Congo : Une offensive de 700 milliards FCFA lancée sur le marché des titres
Dernière mise à jours il y'a 2 heuresLe pays dévoile ses ambitions pour 2026 : mobiliser une enveloppe massive de 690 milliards de FCFA sur le marché des titres. La publication du calendrier prévisionnel a été faite par Albert Ngongo, Directeur général du Trésor. Avec cette projection, le Congo s'impose comme le troisième acteur majeur de la zone CEMAC, captant à lui seul 17,7 % des intentions globales d'emprunt de la sous-région, estimées à 3 906,5 milliards de FCFA. Cette offensive monétaire, qui succède à une phase de restructuration discrète mais efficace, marque la volonté de l'exécutif congolais de substituer l'urgence par la planification à long terme.
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La stratégie congolaise pour cet exercice 2026 repose sur une inversion de la courbe des maturités. Contrairement aux pratiques de gestion de trésorerie à vue, Brazzaville privilégie désormais les Obligations du Trésor Assimilables (OTA), qui représentent 405 milliards de FCFA de l'objectif annuel, contre 285 milliards pour les Bons du Trésor (BTA). Cette prédominance des titres longs est déjà manifeste au premier trimestre, où 125 milliards de FCFA sur les 195 milliards sollicités sont attendus sur le segment des OTA. En ancrant sa dette sur des échéances allant de 2 à 10 ans, le pays cherche à aligner ses ressources financières sur la durée de réalisation des grands chantiers du Plan National de Développement, tout en évitant le piège des remboursements immédiats qui asphyxient les liquidités étatiques.
Ce retour en force sur le marché financier régional est le fruit d'une ingénierie financière minutieuse opérée fin 2025. En novembre dernier, sous la conduite des intermédiaires L’Archer et LCB Capital, le Trésor a procédé au rééchelonnement de 304,87 milliards de FCFA de créances. Cette conversion de dettes à court terme vers des maturités allongées, parfois jusqu'à trois ans, a agi comme un véritable ballon d'oxygène pour les caisses de l'État. En 2026, le défi pour Brazzaville sera de transformer cette flexibilité retrouvée en moteur de croissance. Pour les investisseurs institutionnels de la zone, la capacité du pays à honorer ce nouveau calendrier sera le baromètre ultime de la crédibilité de la signature congolaise dans un marché monétaire sous-régional en pleine expansion.
BCN
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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