Régulation du secteur de la publicité : la dénonciation sans écho de René SADI
Dernière mise à jours il y'a 12 moisAprès les premières sessions ordinaire et extraordinaire le 18 Décembre 2024 à Yaoundé, présidées par le ministre de la communication René Emmanuel SADI, président du conseil national de la publicité, les recommandations du membre du gouvernement semblent être restées lettre morte.
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A l’occasion desdites séances de travail, le ministre René Emmanuel SADI, dans son allocution d’ouverture, avait dénoncé de nombreux opérateurs qui continuent de s’illustrer par les malfaçons dont les plus fréquentes sont : la non-signature des campagnes publicitaires, les publicités en faveur des médicaments, des structures de santé et des pratiques médicales, la non-identification des panneaux publicitaires, l’utilisation frauduleuse des timbres de services du Mincom et du Conseil National de la Publicité par centaines régies publicitaires.
A date, l’on peut malheureusement se rendre compte de ce que les lignes n’ont pas bougé, malgré le ton élevé du président du conseil national de la publicité. Il faut clairement dire que malgré les mises en garde répétées du gouvernement, la ville de Yaoundé est devenue le théâtre d’un affrontement sans merci autour de la gestion de la publicité. Au cœur de la tempête, le maire Luc Messi Atangana, accusé de collecter illégalement une “redevance publicitaire” avec la complicité de régies véreuses.
Depuis novembre 2022, ministres et autorités se succèdent pour condamner cette pratique : d’abord le ministre des Finances, puis celui de la Décentralisation en mai 2023, et enfin le ministre de la Communication en décembre 2024, pour la plus récente des sorties. Peut-être faut-il dire le droit et tout rentrera dans l’ordre. A cet effet, la loi est claire : apposer une enseigne commerciale est un droit, pas une faveur accordée par le maire. L’article 28 de la loi de 2015 sur le commerce le garantit. Quant aux enseignes à caractère publicitaire, la loi de 2006 recommande simplement au commerçant de choisir une régie agréée par le ministère de la Communication. Aucune autorisation préalable de la mairie n’est requise.
Alors que les éléphants se battent, l’incivisme en la matière bat son plein. Les publicités les enseignes publicitaires en faveur des médicaments, des structures de santé et des pratiques médicales, la non-identification des panneaux publicitaires continuent d’être visibles sous le regard impuissant des autorités publiques.
Donald OMOLOBINA
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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