RCA : Le taux d'endettement atteint un niveau critique
Dernière mise à jours il y'a 4 moisLa gestion de la dette publique de la République Centrafricaine (RCA) a été marquée au second trimestre 2025 par des efforts de restructuration.
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La tenue de la première session du Comité National de la Dette Publique (CNDP) et d'une session de la Commission Technique de la Dette (CTD) témoigne de la volonté du gouvernement de s’attaquer à ce défi majeur. Ces rencontres ont permis d'examiner plusieurs projets de financement et des demandes de garanties de l'État, dans un contexte où le taux d'endettement a atteint un niveau critique.
À la fin du mois de juin 2025, le taux d’endettement de la RCA s’est établi à 61,8 % du PIB. Une situation qui n’est pas sans conséquence sur les finances du pays. L'encours de la dette s’élève à 873,07 milliards FCFA, tandis que le stock global de la dette a atteint 1 052,32 milliards FCFA.
La composition de la dette révèle un déséquilibre significatif : la dette intérieure représente 66,09 % du stock global contre 33,91 % pour la dette extérieure. Ce choix stratégique d'endettement intérieur comporte un risque de refinancement élevé, même si le coût moyen de la dette reste relativement faible à 1,8 % et que le portefeuille est entièrement constitué de dette à taux fixe.
Le poids de la dette sur le budget est particulièrement lourd. Le service de la dette représente 30,57 % des projections des recettes budgétaires. Le règlement courant de ce service n’a d’ailleurs été effectué qu’à hauteur de 77,49 % du service prévisionnel, ce qui souligne la tension sur les liquidités de l'État. De plus, les arriérés s’élèvent à 178,46 milliards FCFA, dont 2,3 milliards d’arriérés courants.
La RCA a intensifié ses efforts de mobilisation de fonds. C'est ce que montrent les chiffres : les décaissements extérieurs ont bondi de 1,86 milliard FCFA au premier trimestre à 35,52 milliards FCFA au second. Le recours au marché régional des titres publics de la CEMAC a été également massif, avec la mobilisation de 65 milliards de FCFA sous forme d'OTA au T2, une somme considérablement plus importante que le 1,1 milliard FCFA levé au T1.
Ces efforts de mobilisation de fonds sont nécessaires pour combler les déficits budgétaires et maintenir l'activité de l'État. Cependant, le pays doit trouver un équilibre entre le besoin de financement et le risque de s'enfoncer davantage dans une crise de surendettement. il s'agit non seulement de rembourser la dette existante, mais aussi de restructurer l'économie pour réduire la dépendance à l'emprunt et bâtir une base de recettes fiscales plus solide.
Bernardo Carlos NDJOMO
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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