RCA :Le secteur du bois en plein essor
Dernière mise à jours il y'a 5 moisLe secteur forestier de la Centrafrique, qui représente environ 4 % du PIB et la moitié des recettes d'exportation non pétrolières du pays, est au cœur d'un plan ambitieux. Le gouvernement vise à tripler les recettes issues de ce secteur d’ici 2028.
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Ce plan est basé sur des mesures qui visent la transformation locale du bois, une meilleure gouvernance et la création d'emplois, avec l'ambition d'avoir un impact direct sur l'économie et le bien-être de la population. Le plan de développement de la République Centrafricaine (PND 2024-2028) fait de la filière bois un axe central de croissance. Il s'agit de basculer d’une économie de l’exportation de grumes à une économie de la transformation locale. En 2024, le secteur forestier de la Centrafrique a généré environ 6 milliards de FCFA de recettes pour l'État. L'objectif est d'atteindre 18 milliards de FCFA d'ici 2028. Pour y parvenir, le plan vise à augmenter le taux de transformation du bois sur le territoire national. Actuellement, une part minime du bois est transformée sur place. Les pays de la CEMAC, dont la Centrafrique, ont repoussé à 2028 l'interdiction d'exporter les grumes pour encourager la transformation du bois.
L'exploitation illégale représente un manque à gagner important pour le pays.
Le plan vise à renforcer la traçabilité et les contrôles pour augmenter les recettes fiscales et les réinvestir dans le développement. Faut dire que le pays reste enclavé, et le transport du bois vers les ports de sortie coûte cher.
Attirer des investisseurs dans l'industrie de la transformation du bois dépendra de la mise en place d'un climat d'affaires stable et transparent. La création de nouvelles usines de transformation demande un investissement colossal.
L'augmentation de la transformation locale du bois permettrait de générer des recettes bien plus élevées par mètre cube de bois. La création de nouvelles scieries et usines de transformation générerait des milliers d'emplois qualifiés et augmenterait le pouvoir d'achat des travailleurs.
Selon les données de la Banque mondiale, en 2023, près de 65,7 % de la population centrafricaine vivait dans l'extrême pauvreté. La croissance de la filière bois, si elle est bien gérée, pourrait contribuer à réduire ce chiffre en créant des emplois et des revenus pour les populations locales qui en dépendent. La volonté de la Centrafrique de tripler ses recettes d'ici 2028 est un objectif ambitieux qui montre un désir d'exploiter ses ressources de manière plus efficace.
Bernardo Carlos NDJOMO
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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