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Protection des cultures : L'homologation des biopesticides prend un coup d'accélérateur

Dernière mise à jours il y'a 1 semaine

Réunie le 06 janvier 2026 à Yaoundé pour sa 39e session ordinaire, la Commission nationale d’homologation des produits phytosanitaires et de certification des appareils de traitement a examiné un volume record de 90 dossiers.

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Cette instance, placée sous la présidence de Gabriel Mbaïrobe, ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), s'est particulièrement penchée sur 49 demandes d’homologation d'intrants et de matériels, marquant une volonté manifeste de moderniser l'appareil productif tout en garantissant la sécurité sanitaire des cultures.

L'enjeu de cette session dépasse la simple administration technique pour s'inscrire dans une vision de durabilité. Sur les dossiers soumis, une part croissante concerne des solutions biologiques et des pulvérisateurs de nouvelle génération, destinés à réduire l'empreinte chimique de l'agriculture nationale. Pour le gouvernement, l'encadrement strict de ces produits par l'arsenal législatif en vigueur constitue un gage de sécurité indispensable. Seuls les intrants certifiés peuvent désormais accéder au marché, une mesure visant à protéger les producteurs contre les produits contrefaits ou obsolètes qui nuisent à la fertilité des sols et à la santé des consommateurs.

Cette rigueur dans le processus de certification répond à un impératif de compétitivité sur les marchés internationaux. À l'heure où les exigences phytosanitaires mondiales se durcissent, notamment en Europe pour les filières cacao et café, le Cameroun mise sur l'innovation et l'usage de technologies de traitement précises. En encourageant l’utilisation de pulvérisateurs certifiés, le Minader ambitionne d'optimiser l'application des produits, de limiter les pertes et d'accroître les rendements, conformément aux orientations de transformation agro-industrielle prescrites au sommet de l'État.

Le contexte climatique actuel, marqué par une recrudescence des parasites et des aléas météorologiques, rend ces réformes plus pressantes que jamais. Alors que l’insécurité alimentaire mondiale touche plus de 900 millions de personnes, le Cameroun entend consolider sa souveraineté alimentaire en mettant en place un système plus résilient. La promotion des biopesticides et la certification rigoureuse des appareils de traitement apparaissent ainsi comme les deux leviers d'une agriculture de précision, capable de soutenir les ambitions de croissance du secteur à l'horizon 2030 tout en préservant l'équilibre des écosystèmes.


Bernardo

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