Potentiel minier : Le Cameroun dans le top 10 des pays africains les plus attractifs
Dernière mise à jours il y'a 11 moisDans le contexte actuel de la quête des ressources minérales essentielles à la transition énergétique et d'un prix de l'or atteignant des sommets historiques, le magazine panafricain Jeune Afrique, en partenariat avec des institutions et organisations internationales de renom, a récemment publié un classement des 25 pays miniers les plus attractifs du continent africain.
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Ce classement a été élaboré à partir des données fournies par des entités telles que Critical Minerals : The Pivotal Outlook, un outil conçu par Africa Business+ et Ernst and Young, ainsi que le Fraser Institute, la Coface, l'Institut d'études géologiques des États-Unis et theglobaleconomy.com. Il met en lumière les pays qui se distinguent par leur potentiel minier et leur attractivité pour les investisseurs. En effet, la demande croissante pour les minerais critiques, nécessaires à la transition énergétique, incite de nombreux acteurs à s'intéresser de près aux opportunités offertes par le secteur minier en Afrique. Les données recueillies permettent d'évaluer non seulement les ressources disponibles, mais aussi les conditions économiques et réglementaires qui influencent l'attractivité des différents pays. Cette initiative de Jeune Afrique vise à fournir une vision claire des dynamiques en cours dans le secteur minier africain, tout en soulignant l'importance stratégique de ces ressources pour l'avenir énergétique mondial. Le classement constitue ainsi un outil précieux pour les investisseurs et les décideurs, leur permettant d'identifier les marchés les plus prometteurs et de mieux comprendre les enjeux liés à l'exploitation minière sur le continent.
En tête du classement se trouve l'Afrique du Sud, considérée comme le centre névralgique de l'industrie minière du continent. Cette position privilégiée s'explique par la qualité de ses infrastructures routières et ferroviaires, la robustesse et la maturité de ses institutions ainsi que de son système bancaire, sans oublier ses vastes réserves minières et le nombre significatif de projets d'exploitation de minerais stratégiques, notamment le platine. Dans ce classement, on retrouve également parmi les cinq premiers pays la Namibie, le Botswana, le Maroc et la République Démocratique du Congo, tandis que les nations de la zone CEMAC se positionnent dès le seizième rang. Le Cameroun, avec un score de 36,6 sur 100, se situe précisément à cette position, juste derrière le Burkina Faso. En ce qui concerne les réserves géologiques, le pays obtient un score de 50 sur 100 et compte 20 projets d'exploitation de minerais critiques. Entre 2014 et 2019, des explorations menées sur le territoire camerounais ont permis d'identifier 300 nouveaux sites miniers, principalement dans les régions de l'Est, de l'Ouest, de l'Adamaoua, du Nord et du Centre. Parmi les ressources découvertes, on trouve de l'or, du zinc, des terres rares, de l'uranium, du nickel, du rutile et du manganèse.
De plus, des gisements de minerais de fer prospèrent le long du craton du Kasaï Congo, s'étendant vers le sud et l'est du Cameroun, où l'on recense des sites notables tels que Mbalam, Nkout, les Monts Mamelles et Grand Nzambi. Actuellement, seulement 40 % du territoire camerounais a été exploré pour ses ressources minières, et la contribution des mines au budget national demeure encore marginale. Selon le rapport ITIE (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) de 2020, les recettes budgétaires générées par l'exploitation minière au Cameroun sont encore limitées. Le Congo se positionne au 18ème rang avec un score global de 32,4 sur 100. En ce qui concerne ses réserves minières, il obtient un score de 60 sur 100, tandis que le risque pays et le climat des affaires lui valent un score de 40 sur 100. Cependant, le pays ne met en œuvre aucun projet relatif aux minerais critiques. À l'instar du Cameroun, les informations concernant la gouvernance et le cadre légal demeurent indéterminées, et le Congo enregistre un score de seulement 2 sur 100 pour ses infrastructures routières et ferroviaires.
Le Gabon, quant à lui, se classe 23ème sur 25 dans ce même classement, avec un score global de 21,7 sur 100. En matière d'indices géologiques, le pays obtient un score de 20 sur 100. Comme le Congo, le Gabon peine à développer le projet de fer de Belinga, n'ayant pas encore trouvé de partenaires stratégiques. De plus, il n'existe actuellement aucun projet de minerais critiques en cours, et les données sur la gouvernance et le cadre légal ne sont pas fournies. Néanmoins, le Gabon se distingue par un score de 23 sur 100 en ce qui concerne ses infrastructures de transport et énergétiques. En ce qui concerne l'exploitation minière, le Gabon se concentre principalement sur l'or et le manganèse. Au cours des neuf premiers mois de l'année 2024, la production de manganèse a augmenté, passant de 2 443 511 tonnes au premier trimestre à 2 586 197 tonnes au troisième trimestre, totalisant ainsi 7 503 492 tonnes à la fin septembre 2024. Cette production a généré un chiffre d'affaires de 653,4 milliards de FCFA durant cette période. En revanche, les exportations d'or ont connu une chute significative, passant de 43,9 milliards de FCFA en 2022 à seulement 8,5 milliards de FCFA en 2023, selon le ministère de l'Économie, ce qui représente une baisse de 80,7 %.
ADO
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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