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Pipeline Tchad-Cameroun : Les revenus progressent de 11 % à fin avril 2026

Dernière mise à jours il y'a 2 heures

Les redevances perçues sur le droit de transit du pétrole brut tchadien à travers le territoire national ont généré une enveloppe de 12,2 milliards de francs CFA au terme des quatre premiers mois de l’année fiscale 2026.

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 Le Comité de pilotage et de suivi des pipelines met en relief une progression de 1,2 milliard de francs CFA par rapport à la même période lors de l'exercice précédent, traduisant une augmentation de 11 % en valeur relative. La croissance de la rente de transit découle directement de l’intensification de l’activité d’extraction dans les bassins tchadiens, ayant permis l’acheminement d’un volume global de 16,1 millions de barils de brut entre janvier et avril 2026 le long des 1 080 kilomètres de la ligne de transport.

L’enclavement géographique du Tchad confère à l'infrastructure un rôle géostratégique déterminant, le pays dépendant exclusivement du corridor camerounais pour évacuer sa production vers les marchés internationaux. Le débouché maritime s’opère au terminal offshore de Kome-Kribi, localisé dans la région du Sud, où chaque unité de volume chargée donne droit au versement d'une compensation financière directe au profit des caisses publiques camerounaises. Le barème de taxation actuel est fixé à 1,321 dollar par baril de brut ayant transité par le réseau. Le niveau de tarification résulte de la révision des accords bilatéraux survenue lors des cycles de négociations antérieurs, initiés pour substituer au taux initial de 0,41 dollar par baril un mécanisme d'indexation et de revalorisation quinquennale systématique.

Le maintien des équilibres financiers autour de l'axe Ndjamena-Yaoundé reste toutefois suspendu à la formalisation des nouveaux termes contractuels. Bien que les protocoles d'accord prévoyaient une nouvelle actualisation des tarifs à compter du 1er octobre 2023, les autorités des deux nations maintiennent un mutisme absolu sur l'état d'avancement des discussions techniques. L’enjeu des prochains mois réside dans la capacité des négociateurs camerounais à obtenir un relèvement substantiel de la redevance, indispensable pour maximiser le rendement budgétaire d'un actif industriel amorti. La consolidation de ces gains d'exploitation s'inscrit dans l'exigence de diversification des sources de financement de l'État, confronté à la volatilité des cours mondiaux des matières premières.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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