Marché du pétrole : L'OPEP+ reconduit ses quotas de production pour 2026
Dernière mise à jours il y'a 1 semaineL'alliance pétrolière entame l'année 2026 sous le signe de l'attentisme. Réunis par visioconférence le dimanche 4 janvier, les huit principaux membres de l'OPEP+, menés par l'Arabie saoudite et la Russie, ont entériné le maintien de leurs quotas de production actuels pour le premier trimestre de l'année.
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Cette décision confirme le gel des augmentations volontaires de production, initialement prévu en novembre dernier, afin de stabiliser un marché encore convalescent. Ce groupement, qui englobe également les Émirats arabes unis, le Kazakhstan, le Koweït, l’Irak, l’Algérie et Oman, contrôle plus de la moitié de l'offre mondiale de brut et tente de naviguer dans un environnement marqué par une volatilité persistante.
Ce choix de la stabilité répond à une année 2025 particulièrement éprouvante pour les pays exportateurs. Les cours du baril ont chuté de plus de 18 % l'an dernier, leur plus mauvaise performance annuelle depuis la crise sanitaire de 2020. Le Brent s'est stabilisé autour de 62 dollars début janvier 2026, tandis que le WTI américain peine à franchir le seuil des 58 dollars. Ce reflux des prix est alimenté par les craintes d'un surplus d'offre massif, alors que la croissance de la demande mondiale s'essouffle sous l'effet de l'efficacité énergétique croissante et de l'accélération de la transition électrique en Chine.
La pression sur l'OPEP+ est accentuée par la montée en puissance irrésistible des producteurs hors alliance. Les États-Unis, grâce aux innovations technologiques dans le pétrole de schiste, maintiennent des niveaux d'extraction records entre 13,6 et 13,8 millions de barils par jour. Le Brésil, le Guyana et l'Argentine contribuent également à l'expansion de l'offre globale, créant un déséquilibre structurel. Selon les dernières prévisions de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), un excédent d'environ 3,8 millions de barils par jour est attendu pour l'exercice 2026, un volume qui pourrait saturer les capacités de stockage si le cartel ne maintenait pas sa discipline.
Au-delà des fondamentaux du marché, des tensions géopolitiques internes et externes pèsent sur les discussions. Les divergences entre Riyad et Abou Dhabi, ainsi que les incertitudes entourant la production du Venezuela et les sanctions contre la Russie, forcent le cartel à une vigilance accrue. En dépit de cette conjoncture morose, l'OPEP+ a d'ores et déjà annoncé la mise en place d'un mécanisme d'évaluation des capacités de production pour préparer la redistribution des quotas à l'horizon 2027. Pour l'heure, le rendez-vous du 1er février 2026 sera le prochain test de cohésion pour une alliance qui fait du maintien des prix au-dessus de 60 dollars son ultime rempart financier.
Bernardo
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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