Marché du Cacao : Telcar Cocoa perd du terrain
Dernière mise à jours il y'a 5 moisLa rupture, après deux décennies de partenariat, entre Telcar Cocoa et le géant américain du négoce Cargill a entraîné une chute spectaculaire des achats de fèves de Telcar, lui faisant perdre son statut de premier exportateur national.
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Les données de la campagne cacaoyère 2024-2025, compilées par l’Office National du Cacao et du Café (ONCC), révèlent un changement de leader sur le marché. Telcar Cocoa, qui dominait les exportations depuis des années, a vu sa part de marché s’effondrer. Alors qu’elle cumulait 35,1 % des exportations en 2023-2024 et 35,8 % en 2022-2023, sa part est tombée à seulement 15,7 % au cours de la dernière campagne, avec un volume total de 30 497 tonnes.
Cette baisse de plus de 50 % a permis à Sbet, un concurrent, de prendre la tête du classement avec 18,7 % des volumes exportés, soit 36 215 tonnes. Derrière ces deux acteurs, le classement des principaux exportateurs est complété par SIC Cacaos (14,89 %) et Atlantic Cocoa (10,28 %).
La chute de Telcar Cocoa est directement corrélée à la fin de son partenariat avec Cargill. Selon des sources proches du dossier, la rupture a été motivée par des désaccords sur le partage des revenus et, plus important encore, le respect des normes internationales de durabilité.
Cargill, qui contrôle environ 20 % du marché mondial du cacao, met de plus en plus l’accent sur des pratiques responsables, notamment la lutte contre le travail des enfants et la déforestation. Des critères que Telcar Cocoa aurait eu des difficultés à respecter, contraignant le négociant américain à se tourner vers d'autres partenaires au Cameroun dès 2024.
Cette rupture majeure redistribue les cartes sur le marché camerounais. Elle met en évidence la vulnérabilité des entreprises locales face aux exigences des multinationales. Pour les autres acteurs, cette situation ouvre de nouvelles opportunités pour capter la part de marché laissée vacante par Telcar. Toutefois, elle agit aussi comme un signal d’alarme pour l'ensemble de la filière sur la nécessité de s'adapter aux standards internationaux de traçabilité et de durabilité pour demeurer compétitif. Le futur du cacao camerounais dépendra de la capacité des entreprises à s'aligner sur ces nouvelles exigences mondiales.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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