Marché des titres : Les pays de la CEMAC ambitionnent de mobiliser 3908,5 milliards de FCFA en 2026
Dernière mise à jours il y'a 10 heuresLes prévisions publiées par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) en ce début du mois de janvier 2026, font etat de ce que les six nations de la CEMAC ambitionnent de mobiliser une enveloppe globale de 3 908,5 milliards de FCFA sur le marché des titres publics. Dans ce concert d'émissions, le Gabon se distingue en occupant la seconde place du classement régional, avec un objectif de levée de fonds fixé à 1 046 milliards de FCFA. Libreville cède ainsi le premier rang au Cameroun, qui prévoit de solliciter 1 165 milliards de FCFA, tandis que le Congo ferme la marche du trio de tête avec 690 milliards de FCFA de besoins de financement domestique.
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Cette orientation financière marque une rupture notable avec l'effervescence observée au cours de l'exercice 2025. À titre de comparaison, le Gabon avait dominé le marché l'année précédente en mobilisant plus de 1 648 milliards de FCFA, profitant d'une conjoncture particulièrement dynamique. Le repli stratégique vers une enveloppe de 1 046 milliards en 2026 illustre une volonté manifeste de Libreville de rationaliser son endettement intérieur dans un environnement monétaire devenu plus restrictif. Cette baisse de l'ordre de 36 % par rapport aux sommets de 2025 s'inscrit dans une politique de gestion prudente de la dette souveraine, privilégiant la stabilité des finances publiques au détriment d'un recours massif et coûteux aux capitaux régionaux.
La stratégie gabonaise pour 2026 repose sur un calendrier d'émissions régulier, articulé autour d'une répartition entre Bons du Trésor assimilables (BTA) et Obligations du Trésor assimilables (OTA). Les autorités financières misent sur une discipline budgétaire accrue pour séduire les investisseurs et souscripteurs régionaux, dont la confiance est mise à l'épreuve par le resserrement des taux directeurs de la banque centrale. En focalisant ses sollicitations sur le marché domestique, le gouvernement gabonais cherche à s'affranchir des prêts extérieurs onéreux tout en soutenant ses priorités de développement. La réussite de ce programme annuel demeure toutefois tributaire de la perception qu'auront les banques de la sous-région de la signature souveraine du pays, dans un contexte où la sélectivité des prêteurs s'intensifie.
Au-delà des chiffres, ce positionnement de second émetteur révèle la maturité acquise par le Trésor public gabonais depuis son intégration au marché des titres en 2013. Le recours systématique à cet instrument financier participe d'une modernisation de la gestion de la trésorerie de l'État, offrant une visibilité indispensable au financement des projets structurants. Pour l'ensemble de la zone CEMAC, la diminution du volume global des émissions qui s'élevait à plus de 5 200 milliards de FCFA en 2025 signale une période de transition. Les États semblent désormais prioriser la soutenabilité de leurs engagements financiers, un gage de crédibilité essentiel pour préserver les réserves de change communes et garantir la pérennité de la croissance économique régionale en 2026.
Ndjomo Carlos
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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