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Lutte contre les changements climatiques : 406 milliards de FCFA pour alloués en 2026

Dernière mise à jours il y'a 1 semaine

Selon le Document budgétaire sensible au climat (DBSC) annexé à la loi de finances 2026, l'État du Cameroun prévoit de mobiliser une enveloppe globale de 406,2 milliards de FCFA pour le financement de ses politiques écologiques. Ce montant, qui représente 4,72 % d'un budget national s'élevant à 8 816,4 milliards de FCFA, témoigne d'une volonté de sanctuariser la transition vers un modèle de croissance moins carboné et plus résilient face aux chocs climatiques.

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L'analyse de cette programmation budgétaire révèle une orientation prédominante vers l'action concrète. Les dépenses d'investissement captent l'essentiel des ressources avec 351,5 milliards de FCFA, soit 22 % du Budget d'investissement public (BIP) national. En revanche, le volet lié au fonctionnement de l'administration se stabilise à 54,7 milliards de FCFA. En glissement annuel, cet effort financier enregistre une progression spectaculaire de 180,9 milliards de FCFA par rapport à l'exercice 2025. Cette hausse s'explique par l'élargissement du périmètre d'action de l'État : alors que neuf administrations intégraient des lignes climatiques l'an dernier, elles sont désormais 18 à piloter des projets de décarbonation et d'adaptation.

Le ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee) s'affirme comme le principal ordonnateur de cette enveloppe avec 205,3 milliards de FCFA, suivi par le ministère de l'Habitat et du Développement urbain (Mindhu) et celui des Travaux publics (Mintp). Ces fonds sont destinés à des chantiers visant l'ajustement des systèmes productifs, l'atténuation des émissions de gaz à effet de serre et la gestion durable des ressources hydriques. D'autres départements ministériels, couvrant des secteurs aussi variés que l'élevage, la santé et les transports, sont également mis à contribution pour réduire les vulnérabilités de l'appareil économique national.

Cette deuxième édition de la budgétisation sensible au climat concrétise les engagements pris par Yaoundé lors de l'Accord de Paris. Au-delà de l'enjeu écologique, cette démarche répond à un impératif de sauvegarde macroéconomique, alors que des projections récentes alertent sur des pertes potentielles de 2 % du PIB d'ici 2050 en l'absence de mesures correctives. En intégrant la variable climatique dans l'ensemble de ses circuits de dépenses publiques, le gouvernement camerounais ambitionne de transformer la contrainte environnementale en un levier de modernisation pour son économie à l'horizon 2030.


Bernardo

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