Lutte contre la cybercriminalité : 24 pays africains adoptent les règles communes de protection des données personnelles
Dernière mise à jours il y'a 1 heuresRéunis dans la capitale économique ivoirienne à l'occasion de la neuvième conférence du Réseau Africain des Autorités de Protection des Données Personnelles (RAPDP), les délégués de 24 nations africaines ont entériné un plan d'action commun s'étalant sur la période 2026-2030.
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Supervisée par l’Autorité de Régulation des Télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), cette concertation interétatique vise à harmoniser la surveillance des flux d'informations nominatives, à verrouiller les protocoles d'identification biométrique et à encadrer les algorithmes d'intelligence artificielle. Les instances de régulation exigent désormais que la sécurisation des flux numériques soit traitée comme un attribut essentiel de la souveraineté des États.
Cette initiative de standardisation des dispositifs légaux accompagne la dématérialisation accélérée des administrations publiques et l'essor des transactions financières mobiles. L'adoption de protocoles de conformité plus stricts s'impose pour encadrer le déploiement des projets d'e-gouvernement et l'usage accru des technologies de reconnaissance faciale. Les autorités nationales de régulation réclament une augmentation de leurs prérogatives juridiques et financières afin de superviser efficacement les activités des multinationales technologiques étrangères opérant sur les marchés locaux. L’harmonisation des règles de confidentialité s'affiche comme la condition sine qua non pour valider la confiance des consommateurs et stabiliser l'écosystème commercial régional face à la recrudescence des violations de bases de données.
L'enjeu de cette mise en cohérence réglementaire résonne directement avec les projections de croissance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Les projections macroéconomiques indiquent que l’économie numérique du continent pourrait peser 721 milliards de dollars à l'horizon 2050, sous réserve du maintien des flux d'investissements et de l'extension des infrastructures de connexion. Pour transformer cette opportunité en valeur concrète, la création d'un espace numérique sécurisé s'avère indispensable pour fluidifier le commerce électronique transfrontalier. Le nouveau référentiel approuvé à Abidjan fixe les jalons opérationnels d'une coopération technique accrue, destinée à prémunir les entreprises africaines contre l'espionnage industriel et la dépendance technologique extérieure.
Nlend Flore
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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