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Lutte contre la corruption : La traçabilité des fonds recouvrés au scanner

Dernière mise à jours il y'a 6 heures

Selon le dernier bilan dressé par la Commission nationale anti-corruption (Conac), la Société de recouvrement des créances (SRC) et le Tribunal criminel spécial (TCS) ont conjointement encaissé 5,8 milliards de FCFA, au titre de créances et d'indemnités pour l'exercice 2025, marquant une hausse de 3,6 % par rapport aux 5,6 milliards de FCFA comptabilisés un an avant.

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L'architecture institutionnelle de recouvrement repose sur la SRC, qui a drainé 5,4 milliards de FCFA, tandis que le TCS a formalisé des restitutions du corps du délit à hauteur de 382,1 millions de FCFA. L'analyse des créances recouvrées fait ressortir une forte concentration sur deux entités publiques majeures : le Crédit foncier du Cameroun (CFC), pour un montant de 2,9 milliards de FCFA, et la Société immobilière du Cameroun (SIC), avec 1,8 milliard de FCFA. Ces flux monétaires matérialisent la résolution de litiges financiers longs, bien que leur réintégration effective dans le circuit budgétaire national demeure mal documentée. 


Pour répondre à cet enjeu de gouvernance financière, la Conac, sous la présidence de Dieudonné Massi Gams, réitère la création d'une structure ad hoc dédiée au suivi et à la traçabilité des fonds réintroduits. L'objectif consiste à sortir ces recettes exceptionnelles du cadre comptable général pour financer directement des programmes d'investissement prioritaire.

Cette dynamique de restitution intervient dans un contexte de dégradation du préjudice financier subi par la puissance publique. L'évaluation de la Conac pour 2025 chiffre les pertes consolidées liées aux fautes de gestion, détournements et extorsions à 6,27 milliards de FCFA, contre 4,061 milliards de FCFA en 2024. 


Parallèlement, le flux des dénonciations citoyennes s'est contracté à 2 561 signalements administratifs et numériques, contre 10 520 lors de la période précédente.

Sur le plan de la répartition sectorielle des infractions signalées, la cartographie des risques met en évidence trois périmètres particulièrement vulnérables. Les affaires foncières captent 20,39 % des plaintes enregistrées, concentrant l'essentiel des griefs sur les spoliations du domaine privé de l'État et l'établissement de titres de propriété frauduleux. La fonction publique rassemble quant à elle 15,26 % des signalements, principalement caractérisés par la perception indue de soldes et les manœuvres illicites observées lors des concours administratifs. Enfin, la gestion des finances publiques totalise 14,56 % des cas répertoriés, exposant des faiblesses persistantes dans la passation des marchés et les circuits d'exécution des dépenses de l'État.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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