Lutte contre la contrebande : 940 kg de médicaments illicites saisis par la douane camerounaise
Dernière mise à jours il y'a 3 joursLors d'une opération menée au poste de contrôle de Ndokayo, dans la région de l'Est, les agents de la Zone II de l’Opération HALCOMI III ont intercepté une cargaison de 940 kilogrammes de médicaments illicites.
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Les produits étaient soigneusement dissimulés dans un camion dont le chargement officiel consistait en des cartons de savon, une ruse classique visant à tromper la vigilance des services de surveillance frontalière. Cette prise illustre la persistance des flux de contrebande sur le corridor Est, souvent utilisé comme zone de transit pour des substances dont l'origine et la qualité échappent à tout contrôle sanitaire.
Cette action d'éclat s'inscrit dans une série d'interventions musclées, faisant suite à une saisie d'envergure opérée à Douala quelques jours plus tôt. Dans la métropole économique, les fins limiers de la douane avaient débusqué, à proximité des rives du fleuve Wouri, un arsenal de près d'un million de comprimés, complété par des milliers de gélules et d'injections. Ces opérations coordonnées témoignent d'un renforcement du maillage territorial, tant aux frontières qu'au cœur des centres urbains, pour assécher les circuits d'approvisionnement des « pharmacies de la rue ». Le phénomène, qui s'est propagé des cités vers les campagnes, menace l'équilibre du système de santé national en exposant les populations à des produits potentiellement toxiques ou périmés.
Selon les données de l'Ordre national des pharmaciens du Cameroun (ONPC), environ un quart des médicaments en circulation dans le pays proviennent de réseaux informels. Ces produits se répartissent entre contrefaçons pures, substances sous-dosées et médicaments authentiques détournés des circuits de distribution légaux. La prolifération de ces étals illicites s'appuie sur une logistique souterraine complexe qui utilise le transport de marchandises licites pour infiltrer le territoire. Face à ce péril, la douane maintient une vigilance constante, consciente que chaque kilogramme de médicament saisi représente autant de risques d'intoxication ou de complications médicales évités pour les consommateurs vulnérables.
La répression de ce trafic ne se limite pas à la simple confiscation des marchandises. Elle vise également à démanteler les structures financières qui soutiennent ces réseaux criminels. L'intensification de l'Opération HALCOMI III, spécialisée dans la lutte contre le commerce illicite, traduit une volonté de protéger l'industrie pharmaceutique locale et de garantir aux citoyens l'accès à des soins sécurisés. Alors que le marché des médicaments de contrefaçon continue de s'adapter aux contrôles, la réponse des autorités camerounaises en 2026 se veut plus technologique et préventive, intégrant le renseignement et la collaboration inter-administrative comme piliers de la sécurité sanitaire nationale.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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