Lutte contre ebola : La RCA organise une riposte de 19 milliards de FCFA
Dernière mise à jours il y'a 1 moisLe gouvernement a validé, lors d'une session interministérielle tenue à Bangui le mardi 9 juin 2026 sous la direction du Premier ministre Félix Moloua, un plan national de contingence contre l'introduction du virus Ebola de souche Bundibugyo.
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Face à la résurgence de la maladie en République démocratique du Congo, nation limitrophe unie à la Centrafrique par des flux migratoires constants et des échanges commerciaux denses, les autorités de Bangui optent pour une stratégie de neutralisation en amont, bien qu'aucun cas d'infection n'ait été détecté sur le territoire national depuis l'identification initiale de la pathologie en 1976.
La concrétisation du programme préventif pose un défi de financement public pour un État dont les ressources internes demeurent structurellement contraintes. La feuille de route technique prévoit l'affectation de capitaux vers le durcissement des contrôles épidémiologiques aux frontières, la formation d'équipes médicales spécialisées et l'implémentation d'un outil numérique dédié au traçage en temps réel des cas suspects. L'appel de fonds lancé en direction des partenaires techniques et financiers s'inscrit dans un arbitrage budgétaire serré, alors que l'interruption des financements internationaux a déjà provoqué la cessation des activités humanitaires de 60 organisations non gouvernementales au cours de l'exercice précédent, restreignant l'accès aux soins de base pour les populations des provinces intérieures.
L'investissement de 19 milliards de FCFA répond à un calcul d'efficience économique, le coût de l'étanchéité sanitaire s'avérant inférieur aux charges financières et aux pertes de production qu'engendrerait une crise ouverte. Une pénétration épidémique saturerait un réseau hospitalier déjà fragilisé par des flambées de rougeole, caractérisé par un déficit structurel de personnel qualifié. Les simulations macroéconomiques indiquent qu'une crise sanitaire majeure entraînerait un fléchissement de la croissance à travers le blocage des corridors d'approvisionnement et la désaffection des investisseurs étrangers. La mobilisation des bailleurs bilatéraux et multilatéraux constitue la variable clé pour ériger la barrière prophylactique sans compromettre les dotations budgétaires dévolues aux chantiers d'infrastructures et à l'éducation nationale.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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