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Inflation : Le Cameroun enregistre de bons points

Dernière mise à jours il y'a 1 heures

L'économie camerounaise semble amorcer une sortie de zone de turbulences monétaires. En 2025, le taux d'inflation s'est établi à 3,4 %, confirmant un net ralentissement après les sommets de 2024 (4,5 %) et surtout de 2023 (7,4 %).

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Si un tel reflux témoigne d'une atténuation des tensions sur les chaînes d'approvisionnement, l'indice demeure toutefois au-dessus du plafond de 3 % prescrit par les critères de convergence de la CEMAC. Cette détente est principalement portée par un retournement spectaculaire en décembre, marqué par le premier repli mensuel des prix alimentaires (-0,8 %) depuis le début de l'exercice.


Malgré l'embellie de fin d'année, le bilan quadriennal (2022-2025) révèle l'ampleur du choc subi par les ménages : une inflation cumulée de 23,3 %. En comparaison, la période 2013-2021 n'affichait que 17,5 %, soulignant le caractère exceptionnel de la crise récente. Les produits alimentaires, avec une hausse vertigineuse de 41,8 % sur quatre ans, et les coûts de transport (+35,8 %), ont été les principaux vecteurs de cette érosion du pouvoir d'achat. En 2025, l'inflation sous-jacente, excluant les produits frais et l'énergie, se stabilise à 2,1 %, signe que les pressions ne sont plus uniquement conjoncturelles mais s'ancrent dans la structure des coûts de production.


Le territoire national affiche des réalités contrastées. Tandis que Maroua bénéficie d'une hausse contenue à 2,2 %, Ngaoundéré et Bamenda culminent à 4,5 %, suivies de près par Bafoussam (4,1 %) et Yaoundé (3,7 %). Ces disparités s'expliquent par des circuits d'approvisionnement spécifiques et des coûts de fret variables. Fait notable : l'inflation est désormais davantage alimentée par les biens produits localement (+3,9 %) que par les importations (+2,2 %). Une telle tendance suggère que les défis se situent désormais au cœur de l'appareil productif national, confronté à la hausse du coût des intrants et à une demande intérieure qui demeure vigoureuse malgré la cherté de la vie.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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