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Inflation en zone CEMAC : Un risque de dépassement du seuil de 3 % plane...

Dernière mise à jours il y'a 7 heures

Après une phase de décélération ramenant l'indice des prix à 1,4 % en moyenne annuelle à la fin du premier semestre 2026, la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) anticipe une résurgence des pressions inflationnistes. Portée par la hausse des tarifs du fret maritime au Moyen-Orient et la répercussion des coûts d'importation depuis le Nigeria, l'inflation sous-régionale devrait franchir le plafond communautaire pour atteindre 3,5 % à l'issue du troisième trimestre.

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Bien que l'inflation moyenne se soit maintenue à 1,4 % à la fin de juin 2026  égalant le niveau de mars 2026 et s'inscrivant en nette baisse par rapport aux 3,5 % observés en juin 2025, la mesure en glissement annuel accuse une accélération marquée, passant de 1,7 % à 2,3 % en douze mois. Selon les analyses de la Banque centrale, cette poussée traduit la transmission progressive des chocs géopolitiques extérieurs combinée aux déséquilibres logistiques régionaux. La dynamique des prix au sein de l'union monétaire demeure fortement tributaire des performances des économies nationales. Le Cameroun, qui représente 52,3 % du poids de l'indice régional des prix à la consommation, a généré à lui seul 71,2 points de l'inflation enregistrée dans la zone. Les contributions des autres États membres s'établissent à 22,5 points pour le Congo, 13,0 points pour la Guinée équatoriale, 4,4 points pour la République centrafricaine et 2,5 points pour le Gabon.

À l'opposé de cette tendance, le Tchad exerce un effet modérateur continu sur le niveau général des prix avec une contribution négative de -13,6 points. Cette déflation importée au pays de Toumaï s'explique essentiellement par la dépréciation du dinar libyen, qui a fait baisser le coût des marchandises transfrontalières acheminées depuis le Maghreb.

Les projections de la BEAC prévoient une poussée de l'indice à 3,5 % à la fin de septembre 2026, brisant le palier de tolérance fixé à 3 %. Ce dérapage découle de la remontée des coûts de transport maritime dans le détroit d'Ormuz  contraignant les navires pétroliers à des déviations coûteuses, ainsi que du renchérissement des intrants, produits raffinés et équipements importés du Nigeria en raison de l'appréciation du naira. À moyen terme, l'institution d'émission redoute un durcissement prolongé des politiques monétaires menées par la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale américaine (Fed). Une telle orientation renchérirait le coût des emprunts extérieurs pour les Trésors publics de la sous-région, réduisant leur marge de manœuvre budgétaire pour subventionner les produits de première nécessité ou financer les infrastructures de soutien à la production.


Asaba

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bernardo carlos ndjomo
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