Inflation au Cameroun : Une belle dynamique sous régionale
Dernière mise à jours il y'a 5 moisL'inflation au Cameroun est ressortie à 4,1% au cours du premier semestre 2025, selon les données de l’Institut National de la Statistique (INS). Bien que ce taux soit toujours au-dessus du seuil de tolérance de 3% de la Cemac, il est en net recul par rapport aux 5,7% enregistrés au cours de la même période en 2024.
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Le rapport de l’INS révèle que les pressions inflationnistes au premier semestre 2025 sont principalement concentrées sur deux postes de consommation essentiels, qui ont contribué à hauteur de 3,1 points de pourcentage sur les 4,1% observés. Les prix des produits alimentaires ont augmenté de 6,5%, un facteur de poids pour les ménages. Simultanément, les coûts de transport ont connu une hausse de 7,4%, une conséquence directe des relèvements successifs des prix des carburants en février 2023 et 2024.
Le rapport met aussi en lumière des disparités régionales significatives. Les taux d’inflation varient considérablement d’une zone à l’autre, de 2,2% à Bertoua à 5,9% à Maroua. Ces variations indiquent que l’impact de l’inflation n’est pas uniforme sur le territoire, reflétant des différences dans les chaînes d’approvisionnement et la structure des marchés locaux.
Le gouvernement s'est fixé pour objectif de ramener l’inflation à 4% d’ici la fin de l’année. Selon l’INS, cet objectif reste réalisable, à condition de maîtriser plusieurs risques. Ces risques incluent de nouvelles hausses des prix de l’énergie, des ajustements fiscaux, et les incertitudes géopolitiques qui peuvent affecter les chaînes d’approvisionnement et les prix des importations. L’organisme souligne le principal défi pour le second semestre : maîtriser l’inflation sans compromettre la dynamique de croissance.
Ce défi réside dans un équilibre délicat pour les autorités économiques. Des politiques trop restrictives pour contrôler l’inflation (comme une hausse des taux d'intérêt ou des coupes budgétaires importantes) pourraient freiner l'activité économique, les investissements et la création d'emplois. Le gouvernement doit donc mettre en œuvre des mesures ciblées pour stabiliser les prix sans compromettre l’objectif de croissance.
BERNARDO Carlos NDJOMO
bernardo carlos ndjomo
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Floyd Miles
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