Inflation au Cameroun : Proche du seuil de convergence CEMAC à fin 2025
Dernière mise à jours il y'a 2 joursSelon les dernières données statistiques publiées le 9 décembre 2025 par l’institut national de la statistique, le rythme de progression des prix à la consommation s'est établi à 3,7 % en moyenne sur douze mois au terme du mois d'octobre.
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Ce ralentissement, bien qu'encore supérieur au plafond communautaire de 3 % fixé par la zone CEMAC, marque une amélioration sensible par rapport aux pics observés l'année précédente. Cette décrue globale de l'inflation, qui s'élevait encore à 4,5 % en octobre 2024, témoigne d'une efficacité progressive des politiques de régulation monétaire et d'un apaisement relatif des tensions sur les marchés mondiaux, malgré une persistance des hausses mensuelles légères depuis le mois de février.
Le panier de la ménagère reste toutefois sous l'influence directe de la volatilité des produits alimentaires, dont le renchérissement a atteint 0,6 % sur le seul mois d'octobre. Cette poussée est principalement alimentée par le coût des légumes frais, des huiles végétales et des protéines animales. En particulier, les prix du poulet de chair et de diverses variétés de poissons, tels que le bar ou le capitaine, subissent les contrecoups de difficultés persistantes dans les circuits d'approvisionnement et de l'augmentation des intrants de production. En glissement annuel, le poste alimentaire enregistre une progression de 7,0 %, s'imposant comme le premier moteur de la pression inflationniste, suivi de près par les services de transport qui affichent une hausse de 4,2 %.
L'analyse de la dynamique des prix révèle une prédominance des facteurs internes. L'inflation est portée à hauteur de 4,1 % par les denrées locales, contre seulement 2,7 % pour les biens importés. Cette configuration souligne que les défis résident moins dans les chocs extérieurs que dans les contraintes structurelles domestiques, notamment les coûts logistiques et les goulots d'étranglement de la chaîne de distribution. De plus, l'inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et l'énergie, se maintient à 2,3 %, indiquant que la hausse des prix s'ancre désormais dans les services et les produits manufacturés. Cette situation reflète une demande intérieure robuste qui continue de se heurter à une offre locale parfois rigide.
Le territoire national présente par ailleurs de fortes disparités géographiques dans l'évolution du coût de la vie. Alors que des villes comme Bertoua et Garoua affichent des taux d'inflation modérés, compris entre 2,5 % et 3,0 %, d'autres centres urbains subissent une pression beaucoup plus vive. Bamenda culmine avec un taux de 4,8 %, tandis que Ngaoundéré et Bafoussam oscillent autour de 4,3 %. Ces écarts régionaux s'expliquent par les coûts de transit entre les bassins de production et les centres de consommation, ainsi que par les perturbations logistiques locales. Pour l'exercice 2026, la poursuite de cette trajectoire descendante vers le seuil de 3 % constituera un enjeu de stabilité pour le gouvernement, nécessitant un soutien accru aux circuits de distribution intérieure.
BCN
bernardo carlos ndjomo
Commentaire(s) du post
Floyd Miles
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